Johann Küssler Terre


Inscrit le : 12 Nov 2007 Messages : 127
 | Sujet: Santé mentale et psychiatrie Jeu 29 Nov - 19:35 | |
| Définition de la santé mentale :
Définition 1 : La santé mentale se caractérise par un équilibre entre les diverses domaines de la vie : physique, mentale, affective et sociale. C’est pouvoir apprécier la vie et faire face aux défis quotidiens, que ce soit en faisant des choix et en prenant des décisions, en s’adaptant et en faisant face à des situations difficiles ou en exprimant ses besoins et désirs.
Définition 2 sur la maladie mentale : Une maladie mentale est une affection qui perturbe la pensée, les sentiments ou le comportement d'une personne de façon suffisamment forte pour rendre son intégration sociale problématique ou pour lui causer souffrance. Elle fait partie du champ d'étude et pratique de la psychiatrie, de la psychopathologie et de certaines branches de la psychologie.
Les symptômes de la maladie mentale sont variés et diffus :
* Conduite asociale et perturbation des relations. * Troubles de l'humeur. * Altération de la personnalité. * Troubles cognitifs et perceptuels, hallucinations. * Altération de la perception du réel.
Problème de la définition objective de la maladie mentale : les limites de la maladie mentale sont souvent subjectives et dépendent du degré de tolérance par une société donnée.
Un complément de définition, dit définition 3, selon de nombreuses sources, décrit que l'on se sent en bonne santé mentale lorsqu’on a l’impression que tout va bien et que l'on est satisfait de sa vie et des relations qu’on a nouées avec d’autres personnes et on est en mesure de relever les défis du quotidien.
Si l'on suit ces définitions, on considérerait alors que toute personne ne se sentant pas mentalement malade est saine d'esprit.
Cependant, il existe une maladie qui est la paranoïa, qui fait partie des psychoses, se caractérise par le fait que les paranoïaques se sentent eux-mêmes tout à fait sains d'esprit et lucides. De même, les psychopathes ont leur propre morale, ils se sentent bien, et pour certains d'entre eux ce sont les autres qui ne vont pas bien. Par exemple, les paranos ne se sentent pas malades et sont pourtant, dans les cas les plus sévères, internés contre leur gré.
Condition 1 : Si la paranoïa est une maladie, alors la définition de la santé mentale est inexacte ou insuffisamment objective. Cela conduit au critère selon lequel il ne suffit pas de se sentir sain d'esprit pour être réellement sain. Bref, on peut se croire sain sans l'être.
Condition 2 : Si la définition de la santé mentale est correcte, alors la paranoïa n'est pas une maladie, au sens de la définition subjective de la santé mentale. L'intolérance contre la paranoïa ne serait dûe qu'à une norme sociale.
Objectivement, la paranoïa est une maladie dans le sens où la chimie cérébrale est altérée, démontrant objectivement le caractère pathologique de ce trouble.
On peut se poser la même question sur le racisme. Pourquoi le racisme n'est pas considéré comme une maladie mentale ?
En effet, les racistes se sentent normaux, voire supérieurs et semblent avoir confiance en eux-mêmes. Pour ces gens-là, le problème est extérieur à eux, en discriminant d'autres personnes.
On peut étendre cette réflexion sur des problèmes comme le fanatisme et la crédulité. Des gens complètement influencés et influençables par des croyances irrationnelles peuvent à priori se sentir bien mentalement, mais sont-ils factuellement sains d'esprit, si l'on devait se référer à des éléments objectifs ?
Quelles différences entre la pathologie mentale, le mysticisme et l'idéologie ?
Si l'on devait considérer le racisme comme une maladie mentale, ce qui serait plutôt justifié, alors la caractéristique commune du racisme et autres troubles de conscience comme le fanatisme et la crédulité serait le manque de sens critique. Cette carence de sens critique conduit à la maladie mentale à divers degrés de gravité, s'échelonnant de la naïveté légère jusqu'au fanatisme idéologique totalitaire...
Selon moi, et c'est mon point de vue, la santé mentale repose sur une hygiène rigoureuse de l'intellect et des émotions, en utilisant l'esprit critique.
Lorsque le corps a faim, il mange. Lorsque le corps a soif, il boit. Lorsque l'esprit cherche des réponses, il observe et raisonne. Lorsque l'esprit espère plus qu'il ne cherche des réponses, il s'aliène dans l'imaginaire. Lorsque l'esprit humain prend ses délires pour des réalités, il est malade et peut à priori nuire à la société en faisant de la propagande mystique/idéologique avec un air sincère et en inspirant de la sympathie. Et là ça deviendrait une maladie mentale contagieuse.
La tolérance envers le racisme, le fanatisme, l'idéologie, et les autres troubles connexes peut nuire à terme à notre société. Dans un siècle, qui sait, les nouvelles générations se mettront toutes à rêvasser jour et nuit et auront oublié toute réflexion. C'est plus grave que vous pourriez le penser.
En reprenant les symptômes de l'aliénation mentale :
* Conduite asociale et perturbation des relations. (agressions racistes, injures raciales ; et aussi crédulité rendant les personnes très vulnérables face aux escrocs et gourous ; propagande pour répandre le dogme) * Troubles de l'humeur. (conviction inébranlable en la Vérité du dogme idéologique ou mystique) * Altération de la personnalité. (les croyants se croient parfois comme des élus ou des envoyés) * Troubles cognitifs et perceptuels, hallucinations. (les croyances ressemblent étrangement à la paraphrénie à divers degrés) * Altération de la perception du réel. (le mysticisme ou l'idéologie a remplacé le réel)
Le racisme semble bien correspondre à une maladie mentale. Les pseudo-sciences aussi. Les sectes aussi, dont les spiritualités New Age.
En ce qui concerne les religions, on peut relativiser, car un aspect culturel peut se distinguer de la foi. En effet, par exemple, des gens qui vont se marier le font par culture et sans forcément engager une foi religieuse quelconque.
Ce qu'il faut se demander quand on pense à l'avenir :
Il ne faut pas seulement se dire : quel monde laisserons-nous à nos descendants ? Il faut surtout se dire : quel genre de descendants laisserons-nous à ce monde ?
L'avenir proche ou un peu plus lointain dépend de notre sens critique de maintenant, et de notre aptitude à formuler la meilleure méthode pour que les citoyens soient vraiment libres et capables de réfléchir rationnellement. La réflexion, contrairement aux croyances, mène à l'action et aux décisions saines.
Je suppose que vous comprenez mieux mes inquiétudes. _________________ Toute connaissance accessible doit être atteinte par des méthodes scientifiques, et ce que la science ne peut pas découvrir, l’humanité ne peut pas le connaître. Bertrand Russell |
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