
Forum d'astronomie et d'environnement, lié à l'association CERA |
| | | Le réchauffement planétaire | |
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| Auteur | Message |
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NGC6543 Neptune


Nombre de messages: 401 Age: 20 Date d'inscription: 08/12/2005
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Ven 26 Jan - 18:22 | |
| Je ne me souviens plus de ce qu'il disait... Il voulait stocker le CO2 ? Sous quelle forme ? L'idéal serait de planter beaucoup d'arbres, car nous en manquerons cruellement si nous continuons le déboisement des forets tropicales... Quant à stocker le CO2 de manière "industrielle", je ne vois pas l'intérêt... Ca risque d'être difficile à mettre en place, et pour quels résultats ? _________________ "L'idéal du calme est dans un chat assis." Jules Renard
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|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33056 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Ven 26 Jan - 19:20 | |
| Salut Il n'a pas préciser comment. Planter des arbres ne suffirait pas à avaler le trop plein de CO2, hélas. |
|  | | neutrino62 Vénus

Nombre de messages: 80 Date d'inscription: 25/10/2004
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Ven 26 Jan - 22:02 | |
| Il me semble que le plus absorbeur de CO2 est lo'céan... |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33056 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Lun 29 Jan - 10:38 | |
| Salut Au fil de ses rapports, le groupe d’experts internationaux qui travaille sur le climat laisse de moins en moins de place à l’ambiguïté. A ceux qui douteraient du lien entre le réchauffement climatique et l’action de l’homme, le quatrième rapport du GIEC s’apprête à apporter une réponse encore plus claire que les précédentes. Les experts concluent qu’il y a plus de 90% de chance pour que ce phénomène soit anthropogénique, contre 60 à 90% lors de son précédent rapport en 2001. Plus de 500 scientifiques se réunissent à partir du lundi 29 janvier à Paris pour établir la version finale du quatrième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC/IPCC). Ce rapport, intitulé «Bilan 2007 des changements climatiques : les bases scientifiques physiques», sera officiellement publié le 2 février. Il s’agit des conclusions du groupe I du GIEC, celui qui résume les données scientifiques sur le climat. Le groupe II réfléchit à l’impact des changements et le groupe III aux solutions à apporter. D’après les informations qui ont filtré ces dernières semaines sur le contenu du rapport, les experts estiment qu’il y a peu de chance que la hausse générale de la température soit maintenue autour de 1,5°C. Ils prévoient que les températures vont augmenter de 2 à 4,5°C, avec une bonne chance d’atteindre les 3°C supplémentaires, en supposant que les niveaux de CO2 dans l’atmosphère se stabilisent à 553 ppm (parties par million), contre 380 ppm aujourd’hui. Même si on parvient à contrôler le réchauffement, le niveau de la mer risque d’augmenter encore pendant 1.000 ans, selon les scientifiques du GIEC. Six modèles sont retenus pour ce rapport. Ils prévoient une hausse globale du niveau de la mer comprise entre 28 et 43 cm d’ici 2100. La tonalité du rapport peut évoluer au cours des quatre journées de travail qui attendent les scientifiques, issus de 130 pays. Rajendra Pachauri, l’actuel président du GIEC, espère que ce rapport va «secouer» l’opinion publique et les gouvernements afin qu’ils s’engagent plus sérieusement dans la lutte contre l’effet de serre. De son côté, la France, pays organisateur, précise que la conférence sera «neutre en carbone». «Les émissions de gaz à effet de serre produites durant cette réunion, qui n’auront pas été réduites à la source, seront donc évaluées ; des actions compensatrices seront réalisées en contrepartie, dans des pays en développement » explique la Mission interministérielle de l’effet de serre (MIES). source http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/ |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33056 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Ven 2 Fév - 17:25 | |
| Salut Le «Bilan 2007 des changements climatiques» rendu public aujourd’hui par les scientifiques du GIEC ne laisse plus de place au doute. Le réchauffement climatique des 50 dernières années, dont les signes sont clairement visibles, est dû aux activités humaines.Les quelque 400 experts du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, rend public aujourd’hui son quatrième rapport. Depuis 2001, date du précédent rapport, les données se sont accumulées et les modèles se sont affinés. Bilan : les causes du réchauffement climatique sont mieux connues. Le futur n’est pas réjouissant : les températures devraient augmenter d’au moins 2°C, un seuil considéré comme critique pour les conséquences du réchauffement. Voilà les principales conclusions extraites du résumé que le GIEC adresse aujourd’hui aux décideurs. Le réchauffement climatique est là, l’observation de la Terre en apporte de nombreuses preuves, écrivent les chercheurs du GIEC. Quelques exemples : - Sur les douze dernières années, onze font partie des douze années les plus chaudes enregistrées depuis 1850. - Les températures de l’atmosphère –basse et haute- augmentent à des vitesses comparables à celles de la surface. - La température moyenne de l’océan mondial s’est élevée jusque dans les profondeurs (3.000 mètres), provoquant une expansion de l’eau et le niveau de la mer a monté de 1,8 mm par an entre 1961 et 2003. - Le volume des glaciers et les calottes glaciaires diminue partout sur la Terre. Autre point très important à l’adresse des décideurs: le GIEC confirme le rôle prépondérant des activités humaines dans les changements climatiques. Les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone et de méthane sont largement supérieures aux valeurs préindustrielles et «dépassent de loin les variations naturelles des 650.000 dernières années déduites des carottes de glace». Pour le CO2, la concentration dans l’atmosphère est passée de 280 parties par millions (ppm)* au stade préindustriel à 379 ppm en 2005, alors que la fourchette de variabilité naturelle se situe entre 180 et 300 ppm. L’augmentation du CO2 dans l’atmosphère, qui s’est accélérée ces dix dernières années, est principalement due à la consommation de combustibles fossiles et aux changements d’utilisation des terres. Pour le méthane et le protoxyde d’azote, l’augmentation est surtout liée à aux activités agricoles. Ces données permettent aux chercheurs de conclure avec «une très grande confiance» -comprenez neuf chances sur dix- que l’activité humaine est le premier facteur impliqué dans le réchauffement à la surface de la Terre. En revanche, l’impact du rayonnement solaire est revu à la baisse par rapport au précédent rapport. (voir la notion de forçage radiatif) Les études paléoclimatiques, qui reconstituent l’histoire du climat grâce aux carottes de glace forées dans le Groenland ou l’Antarctique, confirment que le réchauffement observé depuis la moitié du 20ème siècle est atypique au regard des 1.300 dernières années. A quoi faut-il s’attendre ? Si les émissions de gaz à effet de serre restent au niveau actuel ou augmentent, le réchauffement et les changements climatiques vont s’accélérer au 21ème siècle, selon le rapport du GIEC. Les températures de surface augmenteront de 1,8°C à 4°C, selon les différents scénarios retenus. L’élévation du niveau de la mer serait comprise entre 18 cm et 59 cm. Cependant ces estimations excluent certaines données sur la fonte des glaces et, avant même la publication du rapport, des chercheurs ont regretté que le GIEC soit trop prudent sur cette question. Globalement, les projections des chercheurs montrent que les terres émergées et les latitudes élevées subiront le réchauffement le plus marqué. Les précipitations augmenteront sous ces latitudes, tandis qu’elles ont de fortes chances de diminuer dans les régions émergées subtropicales. Quant au Gulf Stream, il ne s’arrêtera pas, affirme le rapport. La circulation thermohaline de l’Atlantique nord ralentira sans doute au cours du 21ème siècle mais les températures continueront à augmenter à cause de l’effet de serre. Même si tous les habitants de la planète –à commencer par les plus riches- sont appelés à agir dès maintenant pour lutter contre l’effet de serre, ils ne doivent pas s’attendre à des résultats spectaculaires à moyen terme. En supposant que les émissions de gaz à effet de serre soient stabilisées dès maintenant, le réchauffement et l’élévation du niveau de la mer continueront pendant plusieurs siècles, avertissent les chercheurs. source http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/
Dernière édition par le Ven 2 Fév - 17:35, édité 1 fois |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33056 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Ven 2 Fév - 17:34 | |
| Salut Comparant les précédentes projections des experts du GIEC avec les données réelles, des chercheurs constatent que le groupe intergouvernemental est tout sauf alarmiste dans ses prévisions. Ils soulignent même que l’élévation du niveau de la mer a été sous-estimée. Globalement, l’évolution des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et des températures à la surface de la Terre suit les prédictions publiées en 2001 par le GIEC lors de son précédent rapport. En revanche, l’élévation du niveau de la mer a dépassé la fourchette haute des différents scénarios envisagés, expliquent des chercheurs allemands, français et américains dans un article publié aujourd’hui par la revue Science, le jour même de la publication du nouveau rapport du GIEC. Dès 1990, le GIEC projetait une hausse des températures de 0,15°C à 0,3°C par décennie. Selon Stefan Rahmstorf et ses collègues, on a de fait relevé une hausse de 0,33°C entre 1990 et 2006. Les prévisions du GIEC étaient donc raisonnables et non alarmistes comme certains l’ont dit, soulignent les chercheurs. Pour l’élévation du niveau de la mer, les modèles de 2001 prédisaient une hausse moyenne de 2 mm par an. La réalité est allée au-delà, affirment Rahmstorf et ses cosignataires, les données satellites indiquant une hausse de 3,3 mm par an entre 1993 et 2006. Certes, l’intervalle de temps est trop court pour exclure l’influence de variations décennales, admettent les chercheurs. Cependant ils soulignent que les estimations du GIEC sont globalement prudentes. De fait, pour prédire l’élévation du niveau de la mer, les modèles retenus par le quatrième rapport rendu public ce vendredi ne tiennent pas compte «des changements dynamiques futurs rapides dans l’écoulement de la glace», autrement dit de ce qui pourrait se passer en cas de fonte rapide des calottes glaciaires. Le GIEC justifie ce choix par les trop grandes incertitudes qui demeurent sur la fonte des glaces polaires et leur impact sur l’océan. source http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/ |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33056 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Mar 6 Fév - 10:34 | |
| Salut Un diction que j'ai reçu par mail ce matin : Avant c'était l'hiver qui empêchait nos voitures de démarrer... mais aujourd'hui, ce sont nos voitures qui ont empêché l'hiver de démarrer... |
|  | | cosmick01 Neptune

Nombre de messages: 498 Date d'inscription: 25/10/2004
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Mar 6 Fév - 22:41 | |
| Salut Voici le résumé pour décideurs du groupe de travail n°1 sur les bases scientifiques du changement climatique voté et accépté le vendredi 2 fevrier à Paris http://www.ipcc.ch/SPM2feb07.pdfC'est en anglais mais la version francaise ne devrait pas tarder. @+  |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33056 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Mer 7 Fév - 10:45 | |
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|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33056 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Dim 11 Fév - 11:17 | |
| Salut Les scientifiques de NILU basé au Zeppelin Observatory sur le Mont Zeppelin, situé sur l'archipel du Svalbard à Ny-Ålesund, enregistrent une montée d'un gaz à effet de serre particulièrement puissant, appelé HFC134a. Ce gaz est produit en quantité de plus en plus importante pour son utilisation dans les systèmes d'air conditionné de voitures et de bâtiments. Même si les fabricants assurent que leurs systèmes sont conçus de façon à éviter toute fuite, sa concentration dans l'air a doublé entre 2001 et 2004. De plus, sachant que ce gaz a un effet de serre très important (1000 fois celui du CO2), il paraît crucial de suivre son évolution, même s'il n'est pas encore en quantité suffisante pour agir directement sur le réchauffement planétaire. source http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=3727 |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33056 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Mar 13 Fév - 18:21 | |
| Salut Le dioxyde de carbone lié aux activités humaines qui est stocké par les océans échoue à plus de 4.000 mètres de profondeur, montrent des chercheurs. Cela signifie que le gaz carbonique est stocké très longtemps mais aussi que les océans sont de plus en plus acides. Le dioxyde de carbone produit par les activités humaines est stocké très profondément dans les océans, plus profondément encore qu’on ne pensait, selon des travaux publiés aujourd’hui dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. L’équipe de Douglas Wallace (Universität Kiel, Allg) a mené une nouvelle évaluation de la quantité de CO2 anthropogénique stockée dans l’océan Atlantique nord. Ces données sont nécessaires pour chiffrer le cycle du carbone océanique et mieux connaître l’impact de son stockage sur l’effet de serre. Une grande partie du CO2 atmosphérique est absorbée par les océans. Pour faire la part du CO2 d’origine humaine, les chercheurs utilisent des marqueurs, comme le carbone 14 lié aux explosions des bombes nucléaires ou les CFC. Cependant ces marqueurs ne permettent pas de remonter suffisamment loin dans le temps, ont estimé Wallace et ses collègues, qui ont opté pour la mesure du carbone inorganique dissous dans l’eau (comme le CO2 aqueux ou les ions carbonates). En croisant les variations de concentration du carbone inorganique avec d’autres facteurs chimiques, les chercheurs ont reconstitué les concentrations de CO2 anthropogénique à différentes profondeurs de l’océan. Leurs résultats suggèrent que ce dioxyde de carbone est stocké très profondément dans l’océan Atlantique nord, jusqu’à 4.000 mètres, voire 5.000 mètres. D’un côté, cela signifie que le CO2 est stocké pour longtemps dans l’océan. Revers de la médaille, les océans sont de plus en plus acides. Cette acidité attaque tous les squelettes et les coquilles de carbonate de calcium fabriqués par les créatures marines, comme les coraux des profondeurs. A partir d’une certaine profondeur, ces calcaires se dissolvent dans les océans. Wallace et ses collègues ont noté que dans la partie Est de l’océan Atlantique nord la dissolution se produit de plus en plus tôt. La limite est remontée d’environ 400 mètres et les chercheurs prédisent qu’elle remontera encore de 700 mètres d’ici 2050 si les émissions de CO2 se poursuivent sur le même rythme. Wallace espère que d’autres chercheurs reproduiront ces travaux dans les océans de l’hémisphère sud afin de se faire une idée des profondeurs du stockage du CO2 à l’échelle de la planète. source http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/ |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33056 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Mer 14 Fév - 18:51 | |
| Salut Selon des climatologues américains, l’année 2006 est la cinquième année la plus chaude depuis 1890 -depuis le début des mesures météorologiques. Pour établir le classement des années les plus chaudes, les chercheurs du Goddard Institute for Space Studies (GISS/NASA) s’appuient sur les relevés de température des stations de météos terrestres et pour les océans sur des mesures satellites et des relevés effectués par bateau (avant 1982). C’est ainsi qu’ils ont classé 2006 cinquième année la plus chaude depuis 1890. L’année 2005 arrive en tête du «top five» des années les plus chaudes établi par le GISS, suivie par 1998, 2002, 2003 et donc 2006. Ce classement est indicatif : il peut varier en fonction des modes d’analyses des données, précisent les chercheurs de l’Institut Goddard, notamment du calcul des températures pour les régions où il y a peu de relevés. Cependant il est significatif d’une accélération récente du réchauffement climatique. L’année 2006 a été marquée par un automne très doux sur toute l’Europe. Les températures ont dépassé les normales de 2,5°C en moyenne sur tout le continent, du jamais vu depuis 500 ans selon une étude menée par l’équipe d’Elena Xoplaki et Jürg Luterbacher (Université de Berne, Suisse) ( lire). 2007 risque d’être encore plus chaude que 2006, prédit le climatologue James Hansen, directeur du GISS, à cause du phénomène El Niño sur l’océan Pacifique et de la hausse continue des émissions de gaz à effet de serre. En France, le mois de janvier se caractérise déjà par une température moyenne supérieure à la normale de 2,9°C, faisant de lui le second mois de janvier le plus chaud depuis 1950 –après janvier 1988- selon Météo France. source http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/ |
|  | | Cyrille Neptune


Nombre de messages: 435 Date d'inscription: 14/02/2007
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Jeu 15 Fév - 12:47 | |
| Les populations mondiales prendront conscience de la gravité de la situation cette année... Des mesures seront prises ultérieurement, mais encore trop peu d'actions pour la lutte contre le réchauffement climatique ... |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33056 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Mar 20 Fév - 1:52 | |
| Salut Dans le cadre de recherches sur le procédé d'oxycombustion, des scientifiques de l'institut des procédés et des générateurs à vapeur de l'université de Stuttgart (IVD) travaillent actuellement sur une installation intégrant des procédés innovants de combustion et de dépoussiérage des fumées. Cet institut dispose pour cela de l'unique structure expérimentale européenne d'oxycombustion qui soit couplée à un système d'épuration des fumées, autrement dit de séparation du dioxyde de carbone (CO2). Parmi les nombreux procédés de séparation du CO2 qui font l'objet de recherches, le procédé "Oxyfuel" (ou oxycombustion) fait partie de ceux qui présentent le plus de chances de succès. Le principe: utiliser de l'oxygène pur à la place de l'air pour brûler le combustible. Cette méthode permet d'accroître nettement la concentration de CO2 dans les fumées rejetées (jusqu'à 95%) et ainsi faciliter considérablement son piégeage, en vue de sa liquéfaction puis de son stockage à long terme dans des couches géologiques profondes. Pour permettre le fonctionnement de l'appareil (d'une puissance thermique de 0,5MW) dans des conditions d'oxycombustion, un système de circulation des fumées dépoussiérées a été installé. Par ailleurs, l'institut dispose désormais d'une infrastructure complexe pour l'approvisionnement de différentes "chambres" d'essai en oxygène, dioxyde de carbone et azote. Dans le cadre de ces activités de recherche, les scientifiques de Stuttgart caractérisent les propriétés d'allumage et de combustion de différents combustibles. A la suite de quoi, ils étudient la formation des émissions polluantes et leurs comportements dans différentes conditions atmosphériques et de recirculation. Ils peuvent ainsi en déduire les façons d'éviter la formation des polluants et établir des recommandations pour l'optimisation des brûleurs et pour l'analyse de la qualité des cendres et des poussières volatiles. Les résultats de ces recherches favorisent aussi le développement de modèles capables de simuler avec précision les procédés de combustion et de les optimiser. Ces recherches sont menées dans le cadre de nombreux projets nationaux et internationaux, en particulier le projet européen ENCAP (Enhanced Capture of CO2) qui regroupe 33 partenaires scientifiques et industriels. Il faudra probablement attendre jusqu'à 2015-2020 pour voir apparaître les premières applications industrielles du procédé d'oxycombustion avec système de piégeage du CO2 intégré. source http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=3757 |
|  | | cosmick01 Neptune

Nombre de messages: 498 Date d'inscription: 25/10/2004
 | Sujet: Re: Le réchauffement planétaire Mar 20 Fév - 21:54 | |
| Salut, Notre monde ressemble de plus en plus à celui des shadocks. En oxycombustion, il faut de l'oxygène pur, que l'on ne peut obtenir qu'en séparant l'oxygène de l'atmosphère (20 %) de ses autres constituants. Ce qui demande de dissiper une quantité d'énergie supplémentaire et dans la plupart des cas d'augmenter la production de CO2. Ensuite, il s'agit de séparer les fumées du CO2, ce qui ne peut se faire qu'en dissipant de nouveau une quantité d'énergie supplémentaire, de comprimer le CO2 (énergie dissipée supplémentaire), de le transporter (énergie dissipée supplémentaire), de l'enterrer dans un lieu approprié. Sans compter que cette solution n'est valable que pour les sites centralisés (usines, centrales) et non pour les équipements mobiles émettant des gaz à effet de serre.   @+  |
|  | | | | Le réchauffement planétaire | |
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