
Forum d'astronomie et d'environnement, lié à l'association CERA |
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| Auteur | Message |
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Clavius Soleil


Nombre de messages: 33101 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Retour sur la Lune Mar 18 Aoû - 10:43 | |
| Salut Oui il y a un genre de conflit d'intérêt, bien sur. Les enjeux technologiques et stratégiques sont assez importants. D'autres pays semblent aussi vouloir s'engager vers une nouvelle "course à l'espace". Même si retourner sur la Lune n'est pas d'une grande priorité, le fait de développer de nouvelles fusées, de nouveaux engins, de nouveaux matériaux est très importants. Arianespace, sans avoir de réelles ambitions lunaires planche sur une future Ariane 6 (voir sujet qui s'y rapporte sur le forum). L'aérospatiale est une industrie comme les autres, donc il y a de la concurence et c'est tant mieux car ça fait progresser plus vite les choses ! Depuis 40 ans on nous promet un retour vers la Lune, puis un voyage vers Mars. Pendant 40 ans la Nasa n'a pas eu de sérieux concurrents, donc sa volonté de réaliser ces projets est restée lettre morte. Maintenant, il semble y avoir de nouveau de la concurrence, donc l'affaire se relance. Par ailleurs, en plus de la concurence, l'humanité réalise qu'ensemble nous sommes capables de concrétiser de grands projets, comme ISS par exemple. Donc, je pense que tout cela combiné ensemble nous permettra de voir dans un proche avenir, le retour d'un homme sur la Lune, et dans quelques décénies un homme sur Mars. |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33101 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Retour sur la Lune Jeu 20 Aoû - 8:53 | |
| Salut Quarante ans après le premier pas sur la Lune, la planète Mars est toujours hors d'atteinte. La NASA a bien le projet de l'atteindre mais, devant le coût et la complexité de la tâche, cet objectif est mis entre parenthèses. Pour les membres du Comité Augustine, le budget décennal de la NASA qui a été ramené de 108 milliards de dollars à 78 milliards environ est insuffisant pour répondre aux objectifs du programme Constellation et ne permet pas d'aller sur Mars. Pour réaliser les objectifs martiens de Constellation, le Comité Augustine à examiné plusieurs scénarii susceptibles d'amener les Etats-Unis sur Mars avant de rendre son rapport définitif le 31 août au Président Obama. Les plans actuels, qui prévoient un retour progressif sur la Lune pour préparer les premières missions habités vers Mars, sont jugés bons et cohérents mais, ne sont pas réalisables dans les délais. L'analyse de l'état d'avancement des lanceurs Ares I et Ares V ainsi que du véhicule spatial Orion montrent qu'Ares I pourrait être prêt au mieux qu'en 2018 (2015 prévu) et qu'Ares V n'est pas envisagée avant 2028 (2020 prévu), selon des projections fondées sur le budget décennal de la NASA. Concrètement, le retour sur la Lune n'est pas envisageable avant 2030 et la première mission martienne est repoussée au mieux dans les années 2040 ! La Lune devient donc le passage obligé avant Mars. Pour atteindre ces 2 objectifs sans dépasser ce budget décennal, les membres du Comité Augustine ont étudié plusieurs alternatives et abandonné l'idée Mars Direct. Préconisé Charlie Bolden, le nouvel administrateur de la NASA, ce scénario comportait trop d'inconnues sur le plan technique et financier de sorte qu'aller sur Mars avec la technologie et les sommes actuelles a été jugé trop risqué. source http://www.flashespace.com/html/aout09/exploration04.htm |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33101 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Retour sur la Lune Jeu 20 Aoû - 9:06 | |
| Salut | Citation: | , le budget décennal de la NASA qui a été ramené de 108 milliards de dollars à 78 milliards environ est insuffisant pour répondre aux objectifs du programme Constellation |
Alors que 673 milliards auraient été dépensés pour la guerre en Irak, en moins de 10 ans ... (elle coûterait, selon le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, 3000 milliards de dollars aux Etats-Unis et 3000 autres milliards au reste du monde.).
Alors, rogner sur les budget de la Nasa me semble une pure bêtise humaine de plus. Une fois de plus l'intelligence de l'Homme se trouve dans ses talons. Au lieu de relever des défis qui élèveront l'humanité, on préfère dépenser des sommes colossales pour faire la guerre. C'est pitoyable !
| Citation: | | Ares I pourrait être prêt au mieux qu'en 2018 (2015 prévu) et qu'Ares V n'est pas envisagée avant 2028 (2020 prévu) |
A ce train là, les américains vont se faire largement devancer par les chinois, ou peut être d'autres nations. L'europe ambitionne d'envoyer elle même des hommes dans l'espace. N'oublions pas qu'Arianne est l'un des meilleurs lanceurs au monde. L'europe a aussi brillé avec les véhicule ATV.
Ceci dit, là aussi il reste une question évidente : pourquoi l'humanité toute entière ne s'unit elle pas pour réaliser le premier pas vers Mars et le retour vers la Lune ? Je suis certains qu'en mettant toutes les compétences et volonté ensemble, que ceci pourrait être réalisé beaucoup plus rapidement. De même, si vraiment l'amérique manque d'argent (hum je m'étrangle en disant cela, et pourtant je n'ai pas manger de bretzel), l'aide des autres nations devrait être la bienvenue. Que les américains ravalent leur fierté nationale et qu'ils n'hésitent plus à s'unir aux autres. Une leçon de modestie n'a jamais fait de mal à personne, au contraire. |
|  | | Tom Mars


Nombre de messages: 193 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Retour sur la Lune Jeu 20 Aoû - 9:28 | |
| Tu sais, ce sont les conflits qui engendrent des progrès technologiques, regarde avec le V2 ou la bombe atomique. Je suis tout à fait d'accord avec toi, c'est une belle connerie. Faut croire que l'espèce humaine est ainsi faite... Faut faire la guerre pour débloquer les fonds qui seront investis dans la conception d'armes... Bon heureusement que les recherches menées pour envoyer des types sur la Lune ont pu être réinvesties dans le civil. Cette conception de la recherche, du développement technologique et de ses risques ont été largement développés par les oeuvres de Miyazaki. |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33101 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Retour sur la Lune Jeu 20 Aoû - 10:28 | |
| Salut | Citation: | | ce sont les conflits qui engendrent des progrès technologiques |
Pas toujours, même si cela a souvent été vrai par le passé. Raison de plus pour prouver que l'humanité a évolué et qu'elle désire mettre en avant la paix et l'intelligence.
Quand Neil Armstrong est allé sur la Lune, même s'il portait le drapeau américain, il a tout de même dit : c'est un bon de géant pour l'humanité. Il a sans doute été l'un des premiers à comprendre que cette belle aventure doit être internationnale.
| Citation: | | Faut croire que l'espèce humaine est ainsi faite... |
L'humain n'est ni bon ni mauvais, il est juste ... humain. La plupart des gens sur Terre ne veulent qu'une chose : vivre libre et en paix. Mis à part quelques guignols de dictateurs et d'extrémistes qui poussent parfois notre espéces à commettre des horreurs, je ne désespére pas du bon côté de l'humanité. Nous pouvons nous montrer bon et sans nul doute meilleur que nous ne l'avons jamais été. |
|  | | Tom Mars


Nombre de messages: 193 Date d'inscription: 01/01/2009
 | |  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33101 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Retour sur la Lune Ven 4 Sep - 10:47 | |
| Salut Le véhicule spatial Orion vient de passer avec succès la revue critique de conception de son système ce qui a permis aux équipes de la NASA et de Lockheed Martin de s’assurer que l’engin répondait bien aux exigences de sécurité et de fiabilité de la NASA. La revue critique de conception (CDR) qui suit doit démontrer que les performances seront atteintes et les délais tenus. Elle autorisera alors le début de la construction des premiers éléments du vaisseau spatial. Orion toujours prévu en 2015 ! La NASA a profité de cette annonce pour confirmer que le premier vol opérationnel d’Orion vers la Station spatiale international était toujours prévu en 2015. Une annonce d’autant plus surprenante que les membres du Comité Augustine ont clairement dit que le budget actuel et les retards pris dans le programme ne permettraient pas de tenir les délais. Quant à Lockheed Martin, l’industriel responsable de la construction du véhicule spatial, il se veut également confiant dans sa capacité à livrer un engin opérationnel dans les délais. Notez que le système d’évacuation d’urgence d’Orion (Launch Abort System) sera testé l’année prochaine sur le site d’essais de tirs de missiles White Sands. Ce système d'urgence est construit sous la responsabilité d’Orbital Sciences. Il se compose d'une tour d'extraction équipée de trois moteurs qui a pour fonction de séparer la capsule du lanceur et lui faire gagner de l'altitude rapidement avant de se décrocher et de laisser retomber au sol la capsule et son équipage. Le LAS pour pourra être utilisé en d'une urgence pendant les opérations de mise à feu et lors de l'ascension du lanceur vers l'orbite terrestre. source http://www.flashespace.com/html/sept09/04a_09_09.htm |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33101 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Retour sur la Lune Mer 9 Sep - 8:58 | |
| Salut "Le programme spatial habité américain est sur une trajectoire non viable. Il perpétue la périlleuse pratique qui consiste à poursuivre des buts sans lui attribuer de ressources". C'est par ces termes que commence la version résumée du rapport que le comité Augustine doit remettre prochainement au président des Etats-Unis Barack Obama. Rendu public le 8 septembre, ce texte confirme les déclarations faites fin août par Norman Augustine (qui a dirigé le comité d'experts chargé d'évaluer le programme spatial américain), à savoir que le budget annuel de la Nasa devrait être augmenté de 3 milliards de dollars pour que l'objectif de retour sur la Lune soit atteint. Dans tous les cas, selon le panel de spécialistes, un Américain ne marchera pas sur la Lune avant le milieu des années 2020. Le comité a ainsi rendu son avis sur plusieurs points cruciaux de la stratégie spatiale américaine. 1. Quel avenir pour la navette spatiale ? Le vaisseau réutilisable en service depuis 1981 est financé jusqu'en 2010, pas plus. Le comité trouve que le rythme des vols programmés reste trop élevé par rapport à que ce qui était prévu après l'accident de Columbia, en 2003. Donc, sa préconisation est d'étendre les vols de navettes jusqu'à la mi-2011 pour réaliser les missions avec plus de sécurité. Une option existe : maintenir jusqu'en 2015 la capacité de vol des navettes (avec des missions à un rythme très faible) pour éviter que les Etats-Unis n'aient plus aucun accès indépendant à l'espace pendant le temps de développement d'un nouveau vaisseau. 2. Quel futur pour la Station spatiale internationale (ISS) ? Son utilisation est jugée vulnérable après le retrait des navettes. L'idéal serait de favoriser les initiatives privées pour desservir l'ISS. Le retour d'investissement sur la station serait augmenté par un maintien en fonctionnement jusqu'en 2020. D'autant que cela permettrait d'établir de solides relations avec d'autres partenaires (l'Europe, le Japon, le Canada, etc...) dont la participation aux projets d'exploration serait très bénéfique. 3. Où en est le programme Constellation ? Sur ses bases budgétaires initiales, ce programme apparaît réalistes aux membres du comité... Sauf qu'il n'a jamais obtenu les fonds nécessaires. Résultat, le développement du lanceur Ares 1 et de la capsule Orion ont glissé. Prévus pour 2012, ils sont annoncés pour 2015 et plus vraisemblablement pour 2017, soit après la fin de l'exploitation de l'ISS... Quant au développement du lanceur lourd Ares V et du module lunaire Altair, ils ont tout simplement été repoussés.. Ici, le vaisseau Orion est clairement sur la sellette. Même s'il est considéré comme viable techniquement, ses coûts ne cessent d'augmenter. Limiter sa capacité à 4 passagers permettrait de réduire ces coûts en entraînant toutefois un retard supplémentaire d'un an dans son développement. 4. Quels lanceurs pour l'exploration ? Pour le comité Augustine, il est incontournable de disposer d'un lanceur lourd si on veut explorer le Système solaire. Sur ce chapitre, une nette préférence est affichée envers le développement d'un Ares V "Lite" (10% moins grosse qu'Ares V) par rapport à l'architecture Ares 1 + Ares V. L'idée qui sous-tend cette position est que développer un seul lanceur est moins coûteux que d'en développer deux très différents. 5. Quel moyen pour envoyer des astronautes en orbite basse ? Ici, nouveau coup de canif à la capsule Orion. Non sur le plan technique mais sur le plan budgétaire. Les Etats-Unis pourraient sans risque déléguer la construction d'un vaisseau légèrement plus petit à son secteur industriel. Le gouvernement pourrait se passer des coûts de développement d'Orion. 6. Quelle destination pour l'exploration humaine ? Mars est jugée incontestablement comme la destination la plus intéressante. Mais c'est une planète difficile à atteindre avec les techniques actuelles ; donc, mieux vaut ne pas la viser en premier : "Ce n'est pas la meilleure première destination". La Lune est en revanche vue comme un excellent terrain d'entraînement. On peut s'y adapter à une vie hors de la Terre, ce qui peut permettre un jours d'acquérir le savoir-faire nécessaire pour aller sur Mars. Mais le comité Augustine a aussi retenu d'autres destinations possibles : les points de Lagrange, l'orbite lunaire, les astéroïdes géocroiseurs et l'orbite martienne. Jamais atteints, ces objectifs (appelés "Flexible Path") pourraient susciter l'intérêt du public et ouvrir la route vers Mars ou la Lune. Le comité prend le parti que la Lune en premier et les autres destinations sont les deux options valables. D'autant qu'elles ne s'excluent pas mutuellement. Une fois sur la Lune, on peut progresser vers Mars en atteignant d'abord les géocroiseurs... Le rapport se termine sur le principal point d'achoppement du programme habité de la Nasa : le financement. En conservant le budget annuel sur la base de celui prévu en 2010, aucune option ne permet un débarquement sur la Lune avant la fin des années 2020 ou le début des années 2030. Autre option : financer la navette jusqu'en 2011 ainsi que la désorbitation de l'ISS en 2016. Avec Ares 1 et Orion prêts en 2017, le retour sur la Lune serait envisageable à la moitié des années 2020. Restent les options "Moon First" et "Flexible Path", assez fortement soutenues par le panel d'experts. Avec Moon First, l'ISS serait exploitée jusqu'en 2020 et la navette jusqu'en 2015 à un rythme réduit. Dans le même temps, soit on développe un lanceur dérivé de la navette (et le prolongement de celle-ci est alors un avantage), soit on fabrique Ares V "Lite", sans Ares 1, avec une capsule privée (sans Orion). La Lune peut alors être reconquise à la moitié des années 2020. Avec Flexible path réalisé grâce à Ares V "Lite" ou des dérivés des navettes ou encore de petits lanceurs commerciaux (induisant un rôle minime de la Nasa), on atteindrait l'orbite martienne ou le sol lunaire également à la moitié des années 2020. Seul hic : les deux dernières options ne peuvent être réalisées qu'en augmentant de 3 milliards le budget annuel par rapport au profil prévu pour 2010. Un choix qui est désormais entre les mains de Barack Obama. source http://www.cieletespace.fr/evenement/4005_la-nasa-ne-retournera-pas-sur-la-lune-avant-2025 |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33101 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Retour sur la Lune Mer 21 Oct - 9:28 | |
| Salut Le lanceur Ares 1X doit être transféré ce matin sur son pas de tir du Centre spatial Kennedy en vue d’un lancement le 27 octobre. Initialement prévue hier, la sortie du hangar avait été reportée à aujourd’hui en raison d’une fuite d'azote depuis un accumulateur situé sur l’arrière de la jupe arrière du lanceur. Le problème a été réglé. Ce vol d’essai a comme objectif principal de tester le premier étage d’Ares, le lanceur qui sera utilisé pour lancer le véhicule spatial Orion. C’est pourquoi Ares 1X est lanceur un peu particulier. Seul le premier étage sera en configuration de vol réelle. Les autres éléments seront factices. Les maquettes de l'étage supérieur, la capsule Orion et la tour d'éjection simuleront la forme, la taille, le poids et l'aérodynamisme du lanceur opérationnel. Vibrations Pour la NASA, il s'agit de déterminer comment se comportera cet étage en vol. En effet, les 94 mètres et la finesse d’Ares 1, le rendent particulièrement difficile à manœuvrer. Des simulations font craindre l'apparition de secousses et de vibrations particulièrement violentes au moment de la mise à feu et durant la première phase d'ascension du lanceur, entraînant une déviation de la trajectoire avec toutes les conséquences possibles sur le vaisseau et son équipage (y compris sa destruction…). Les ingénieurs voudront donc s'assurer que le système mis au point (tuyères et logiciels) pour contrôler le couple en roulis est au point. Pour les astronautes, ces vibrations sont un problème dans le sens où elles pourraient restreindre leur capacité à voir les instruments du tableau de bord et pousser des boutons lors de l'ascension. Enfin, cet essai intervient dans un contexte politique délicat pour l’Agence spatiale américaine. Les conclusions du rapport Augustine ne sont pas tendres envers le programme Constellation qui encadre le développement des lanceurs Ares et du véhicule spatial habité Orion. Les membres du comité Augustine sont convaincus que la NASA ne pourra pas les réaliser dans les délais. Ce vol suborbital va être déterminant car il doit montrer que la NASA ne fait pas fausse route dans ses choix technologiques et pour la sécurité de l’équipage d’Orion. source http://www.flashespace.com/html/oct09/20_10_09.htm |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33101 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Retour sur la Lune Mer 21 Oct - 14:38 | |
| Salut Tout un symbole. L'avenir et le passé de l'exploration spatiale américaine réunis dans la même perspective. Au premier plan, la fusée Arès 1-X, prototype d'Arès 1, un des deux futurs lanceurs du programme lunaire Constellation, attend sur le pas de tir 39-B de cap Canaveral (Floride). Son premier test en vol est prévu le 27 octobre, à 14h, heure française. À l'arrière-plan, la navette Atlantis, elle, devra attendre le 16 novembre avant de s'envoler à destination de la station internationale, pour une mission de onze jours. Ce sera l'un des derniers vols de la navette, avant la mise à la retraite de la flotte en 2010.  source http://www.cieletespace.fr/image-du-jour/4248_ares-1-x-et-discovery-prets-au-lancement |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33101 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Retour sur la Lune Ven 23 Oct - 8:05 | |
| Salut La découverte de trace d’eau dans les premiers millimètres de la surface lunaire fait de la Lune un objectif au moins aussi important que Mars de sorte que la stratégie d’exploration robotique de la planète rouge pourrait être redéfinie au bénéfice de la Lune. Il est invraisemblable que l’on n’ait pas détecté cette eau bien plus tôt sur l’objet extraterrestre qui nous est le plus proche et le plus familier alors qu’elle est recherchée partout dans le Système Solaire ! Mars a toujours été présentée comme la frontière à atteindre après que les américains aient réussi avec succès à débarquer sur la Lune, il y a plus de 30 ans. Depuis l’épopée Apollo, force est de constater que l’on connait bien mieux Mars, distance de 56 à 400 millions de kilomètres que la Lune qui se situe à une distance moyenne de 384000 km et que l’on peut atteindre en quelques jours. De l’eau sur la Lune La découverte de molécules d’eau H2O et de radicaux hydroxyle OH° sous forme de traces sur une grande partie de sa surface dans les archives de missions spatiales qui n’ont fait que la survoler à grande vitesse laisse à penser que les scientifiques ont encore beaucoup de chose à découvrir sur la Lune. Jusqu'à cette découverte, on avançat la théorie selon laquelle il pouvait y avoir de la glace dans certaines zones d'obscurité permanente au fond de cratères situés aux pôles et pensaient que le reste de la Lune était entièrement sec. Elle impose une relecture de l’ensemble des données Apollo et de celles des sondes russes qui ont arpenté de vastes régions lunaires dans les années 60 et rapportées sur Terre plusieurs kilos d’échantillons. Données Russes qui n’avaient pas toutes été rendues publiques à l’époque. Il est temps d’atterrir ! Depuis que l’on tourne autour de la Lune, il serait temps d’envisager des missions de surface, pour caractériser le sous-sol. La lecture des données fournies par les 3 sondes qui ont ‘vu’ cette eau et compris comment elle se trouve là laisse à penser que forer le sol et prélever des carottes pourraient fournir des informations sur l’activité solaire sur plusieurs millions d’années en arrière ce qui permettra de mieux comprendre les relations Terre-Soleil. Il est également étonnant que depuis que l’on dit que le pôle Sud est une région intéressante pour y faire de la science et construire une base habitée en dure qu’aucun atterrisseur ne soit en projet. Des missions de surface pourraient être très complémentaires de ce que font les sondes autour de la Lune. Exploration humaine Pour les Agences spatiales qui ambitionnent de s’installer sur la Lune, la présence d’eau, sous une forme ou une autre, ne peut que faciliter l’installation humaine en réduisant le coût et renforcer cette présence sur le long terme en évitant de transporter cette ressource indispensable depuis la Terre. Car l’eau n’est pas seulement un élément de consommation courant. Cette molécule lorsqu’elle est décomposée est une source d’oxygène et d’hydrogène pour les moteurs des lanceurs et autres véhicules spatiaux. source http://www.flashespace.com/html/oct09/23_10_09.htm |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33101 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Retour sur la Lune Ven 23 Oct - 8:11 | |
| Salut Un profond bouleversement se prépare à l’agence spatiale américaine. Le rapport Augustine, du nom de la commission mise en place pour évaluer le programme Constellation de retour vers la Lune, doit être rendu public ce 22 octobre en fin d'après-midi (à propos de ce rapport, lire aussi notre actu du 9 septembre 2009). Mais Charles Bolden, le patron de la Nasa, n'a pas attendu ce moment, sans doute pour une question d'image. Selon le site web Nasaspaceflight.com, Bolden a demandé à ses ingénieurs d'étudier une solution alternative aux lanceurs Arès 1 et Arès 5 qui doivent ramener les États-Unis sur la Lune, et dont le développement se heurte à de grosses difficultés techniques. Parmi les concepts figure le lanceur “Jupiter” du projet DIRECT : un seul lanceur polyvalent au lieu de deux, basé sur les éléments propulseurs de la navette spatiale, pourrait emmener astronautes et fret vers la Lune, avec une grosse économie à la clé. Et Bolden fait désormais clairement un appel du pied aux compagnies privées (Bigelow Aerospace, Xcor, Virgin...) pour aider la Nasa à accéder à l'espace. En attendant, le prototype Arès 1-X vient d'être placé sur son pas de tir pour un premier test de vol prévu le 27 octobre. Sa carrière s'arrêtera-t-elle là ? Il faudra attendre les conclusions du rapport Augustine pour le dire. source http://www.cieletespace.fr/evenement/4260_nasa-les-lanceurs-lunaires-ares-sur-la-sellette |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33101 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Retour sur la Lune Sam 24 Oct - 11:23 | |
| Salut La découverte de trace d’eau dans les premiers millimètres de la surface lunaire fait de la Lune un objectif au moins aussi important que Mars de sorte que la stratégie d’exploration robotique de la planète rouge pourrait être redéfinie au bénéfice de la Lune. Il est invraisemblable que l’on n’ait pas détecté cette eau bien plus tôt sur l’objet extraterrestre qui nous est le plus proche et le plus familier alors qu’elle est recherchée partout dans le Système Solaire ! Mars a toujours été présentée comme la frontière à atteindre après que les américains aient réussi avec succès à débarquer sur la Lune, il y a plus de 30 ans. Depuis l’épopée Apollo, force est de constater que l’on connait bien mieux Mars, distance de 56 à 400 millions de kilomètres que la Lune qui se situe à une distance moyenne de 384000 km et que l’on peut atteindre en quelques jours. De l’eau sur la Lune La découverte de molécules d’eau H2O et de radicaux hydroxyle OH° sous forme de traces sur une grande partie de sa surface dans les archives de missions spatiales qui n’ont fait que la survoler à grande vitesse laisse à penser que les scientifiques ont encore beaucoup de chose à découvrir sur la Lune. Jusqu'à cette découverte, on avançat la théorie selon laquelle il pouvait y avoir de la glace dans certaines zones d'obscurité permanente au fond de cratères situés aux pôles et pensaient que le reste de la Lune était entièrement sec. Elle impose une relecture de l’ensemble des données Apollo et de celles des sondes russes qui ont arpenté de vastes régions lunaires dans les années 60 et rapportées sur Terre plusieurs kilos d’échantillons. Données Russes qui n’avaient pas toutes été rendues publiques à l’époque. Il est temps d’atterrir ! Depuis que l’on tourne autour de la Lune, il serait temps d’envisager des missions de surface, pour caractériser le sous-sol. La lecture des données fournies par les 3 sondes qui ont ‘vu’ cette eau et compris comment elle se trouve là laisse à penser que forer le sol et prélever des carottes pourraient fournir des informations sur l’activité solaire sur plusieurs millions d’années en arrière ce qui permettra de mieux comprendre les relations Terre-Soleil. Il est également étonnant que depuis que l’on dit que le pôle Sud est une région intéressante pour y faire de la science et construire une base habitée en dure qu’aucun atterrisseur ne soit en projet. Des missions de surface pourraient être très complémentaires de ce que font les sondes autour de la Lune. Exploration humaine Pour les Agences spatiales qui ambitionnent de s’installer sur la Lune, la présence d’eau, sous une forme ou une autre, ne peut que faciliter l’installation humaine en réduisant le coût et renforcer cette présence sur le long terme en évitant de transporter cette ressource indispensable depuis la Terre. Car l’eau n’est pas seulement un élément de consommation courant. Cette molécule lorsqu’elle est décomposée est une source d’oxygène et d’hydrogène pour les moteurs des lanceurs et autres véhicules spatiaux. source http://www.flashespace.com/html/oct09/23_10_09.htm |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33101 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Retour sur la Lune Lun 26 Oct - 15:31 | |
| Salut La NASA qui s’apprête à lancer Ares-1X (27 octobre) va le faire alors que l’avenir du programme Constellation est sur la sellette après que la Commission Augustine, mise en place par l’administration Obama pour évaluer ce programme et les plans de la NASA pour retourner sur la Lune, vient de rendre public son rapport. Les objectifs de la Vision de l'exploration qu'avait eue Georges W. Bush en 2004 semblent aujourd’hui irréalisables. En cause un budget trop étriqué. Les projections fondées sur le budget décennal de la NASA ne lui permettent pas de développer de nouveaux systèmes et de poursuivre ceux qui existent déjà. Le cas Ares 1 Concernant Ares 1, conçu spécifiquement pour lancer le véhicule spatial Orion, le rapport Augustine est très critique. Il montre que ce lanceur ne sera pas prêt dans les délais de sorte qu’il arrivera trop tard pour justifier son utilisation. Sa fonction principale est la desserte de la Station spatiale internationale. Or l’avenir de la Station est également très incertain. Les plans initiaux prévoient sa désorbitation en 2016 mais il est vraisemblable que les Agences spatiales se mettent d’accord pour l’exploiter au moins jusqu’en 2020. Si pour le Japon et l’Europe cela s’explique par leur volonté de pousser la durée de vie de leurs infrastructures orbitales le plus longtemps possible (Colombus / ATV et Kibo / HTV), pour les Etats-Unis, il s’agit avant tout de maintenir leur leadership dans l'espace et d'offrir une destination pour les véhicules commerciaux que développent actuellement SpaceX (Falcon 9 / Dragon) et Orbital Sciences avec Thales Alenia Space (Taurus / Cygnus). En effet, la seule raison d'être de ces projets est de ravitailler la Station spatiale, tant il est peu probable que ces industriels arrivent à créer un marché de remplacement [de la Station] économiquement viable. Dans ce contexte, il est à craindre que le lanceur Ares 1 ne se justifie pas. Malgré que la NASA soutienne mordicus ses choix technologiques et elle prévoit toujours l’entrée en service d’Orion en 2015. Les membres de la Commission Augustine sont pessimistes. Ils sont convaincus que les difficultés techniques rencontrées dans la mise au point du lanceur seront réglées mais cela ne pourra pas être fait dans les délais et le budget imparti. Au mieux, il pourrait être prêt en 2018, voire 2017 de sorte qu’il sera utilisé au mieux 2 fois pour des vols habités ! Du côté de la Maison Blanche, on veut éviter toutes décisions hâtives car, ne l’oublions pas, on parle de La stratégie d’accès à l’espace des Etats-Unis pour ces 30 ans prochaines années ! Sous couvert d’anonymat, un proche du dossier et conseiller à la Maison Blanche reconnait que les alternatives passées en revue par la Commission Augustine apparaissent crédibles aux proches du président Obama. La NASA ne veut pas être prise de court Comme le souligne la revue Ciel et Espace l’administrateur de la NASA, Charles Bolden, à demandé à ses ingénieurs d'étudier une solution alternative aux lanceurs Arès 1 et Arès 5. Parmi ces solutions, on citera les lanceurs de SpaceX et d’United Launch Alliance ainsi que les projets Approche Direct et Sidemout, qui font une utilisation différente des éléments de la navette (par rapport à Constellation). Il a également été demandé aux firmes Bigelow Aerospace, Xcor, Virgin qui ont des ambitions dans l’espace, d’aider la NASA. Enfin, quelque soit la décision de l’administration Obama, le cout pour le contribuable américain sera significatif. Les options qui permettent de s’aventurer au-delà de l’orbite basse ont été évaluées par la Commission Augustine à au moins 3 milliards de dollars de plus par an. source http://www.flashespace.com/html/oct09/26_10_09.htm |
|  | | Clavius Soleil


Nombre de messages: 33101 Date d'inscription: 17/10/2004
 | Sujet: Re: Retour sur la Lune Mar 27 Oct - 9:03 | |
| Salut Si la météo le permet, le prototype Ares I-X doit être lancé mardi depuis Cap Canaveral. Ce lanceur doit à terme remplacer la navette spatiale. Du haut de ses 100 mètres, la longue fusée blanche Ares I-X se dresse sur l’un des pas de tir du centre spatial Kennedy, en Floride. Ce prototype doit être testé mardi pour la première fois. Il ne s’agit pas d’une quelconque fusée mais du lanceur qui doit remplacer les actuelles navettes spatiales, mises à la retraite l’année prochaine. Ce lancement test ne durera que deux minutes mais ces minutes pourraient peser lourd pour l’avenir du projet Ares, sur lequel la Maison Blanche ne s’est pas encore prononcée. Quatre fois la vitesse du son Le premier étage d’Ares I-X est composé des propulseurs d’appoint de la fusée, tandis que le second étage comme la capsule Orion ne sont que des maquettes. Dans le cadre du projet Constellation, la fusée Ares-1 doit emporter Orion et son équipage vers la station spatiale et, à plus long terme, vers la Lune, via un rendez-vous en orbite basse avec un autre véhicule. Le lancement prévu mardi ne teste que les deux premières minutes d’un véritable vol, le prototype ne dépassant pas les 45 km d’altitude. L’étage supérieur et la fausse capsule iront sombrer dans l’océan à plus de 200 km de la côte tandis que le premier étage, équipé de 700 capteurs et de parachutes pour sa descente, sera récupéré en mer. Avec Ares I-X, les spectateurs ne verront pas les énormes nuages de fumée qui accompagnent les derniers instants du compte à rebours de la navette spatiale, lorsque les grondements des moteurs se font entendre juste avant le ‘zéro’ et le décollage. La nouvelle fusée devrait s’arracher plus vite du pas de tir. En vol, elle atteindra à son maximum la vitesse de Mach 4,7, soit plus de quatre fois la vitesse du son. Ares I est-il le bon choix pour la Nasa? L’avenir de ce lanceur est cependant très incertain. Depuis qu’il est à la Maison Blanche, Barack Obama s’est montré très circonspect sur le programme Constellation lancé par son prédécesseur, George Bush. Obama a demandé à un panel d’experts, présidé par Norman Augustine, d’évaluer le projet et de lui faire ses recommandations. Le rapport complet, remis la semaine dernière au président américain, conclut que le budget prévu est insuffisant et ne permettra pas d’aller au-delà d’une orbite basse. Sauf à gonfler ce budget, il faudrait donc renoncer à la Lune et à Mars. Dans ce contexte, il apparaît donc qu’Ares I n’est pas le bon choix pour la Nasa. Le rapport préconise de confier au secteur privé la mise au point d’un lanceur pour une orbite basse et de privilégier un mode d’exploration plus classique pour la Lune, Mars ou les astéroïdes. La Nasa attend l’arbitrage de la présidence. Si les navettes sont mises hors service en 2010 comme prévu, les Etats-Unis seront de toute façon privés de lanceur pour les vols habités, Ares I ne devant pas être opérationnel avant 2015 pour aller vers la station spatiale. Dans l’intervalle, les astronautes dépendront des Soyouz russes pour voyager dans l’espace. source http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/espace/20091026.OBS5870/bapteme_du_feu_pour_le_nouveau_lanceur_de_la_nasa.html |
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