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 LHC

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Clavius
Soleil
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MessageSujet: LHC   Mer 25 Juin - 9:39

Salut

Lors de sa 147e session, qui s'est tenue le 20 juin 2008 à Genève, le Conseil du CERN a pris connaissance des derniers avancements en vue du démarrage du Grand collisionneur de hadrons (LHC), le fleuron des installations de recherche du CERN. La mise en service du LHC, un accélérateur de 27 kilomètres de circonférence, a commencé en janvier 2007, lors du premier refroidissement de l'un des huit secteurs de la machine. À ce jour, cinq secteurs ont atteint – ou presque atteint – leur température d'exploitation (1,9 degré au-dessus du zéro absolu), et les trois autres s'en approchent. Après la mise au froid de tous les secteurs, les derniers essais électriques seront menés à bien en vue des premiers faisceaux, actuellement prévus pour le mois d'août.

Le LHC pourra parvenir à une énergie jamais atteinte à ce jour dans un accélérateur de particules. Cependant, cette énergie restera inférieure à celle que produit couramment la Nature dans les collisions de rayons cosmiques. Des études sont menées depuis de nombreuses années pour répondre aux inquiétudes sur ce que pourraient engendrer des collisions de particules à des énergies aussi élevées. À la lumière de nouvelles données expérimentales et des connaissances théoriques actuelles, le LHC Safety Assessment Group (le LSAG – le Groupe d'évaluation de la sécurité des collisions du LHC) a réactualisé l'analyse menée en 2003 par le LHC Safety Study Group (Groupe d'étude sur la sécurité du LHC), un groupe de scientifiques indépendants.

Le LSAG reprend à son compte et prolonge les conclusions du rapport de 2003: les collisions produites au LHC ne présentent aucun danger et il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Le LHC ne fera en fait que reproduire des phénomènes qui se sont produits naturellement bien des fois depuis la naissance de la Terre et des autres corps célestes. Le Comité des directives scientifiques du CERN, un groupe de scientifiques extérieurs donnant des avis au Conseil du CERN, l'organe de tutelle de l'Organisation, a examiné et avalisé le rapport du LSAG.

Les principaux éléments du rapport du LSAG sont récapitulés ci-dessous. Pour davantage de détails, il convient de consulter directement le document et les articles scientifiques spécialisés auxquels il se réfère.

Les rayons cosmiques

Le LHC, comme d'autres accélérateurs de particules, recréera dans des conditions de laboratoire maîtrisées les phénomènes naturels que sont les rayons cosmiques, ce qui permettra de les étudier plus en détail. Les rayons cosmiques sont des particules produites dans l'espace extra-atmosphérique, dont certaines atteignent des énergies très supérieures à celle du LHC. L'énergie de ces rayons et la fréquence avec laquelle ils atteignent l'atmosphère terrestre font l'objet de mesures expérimentales depuis 70 ans. Au cours des derniers milliards d'années, la Nature a déjà produit sur Terre autant de collisions qu'en généreraient un million d'expériences LHC, et la planète est toujours là. Les astronomes observent une multitude de corps célestes plus grands que la Terre, disséminés dans l'Univers, qui sont tous, eux aussi, percutés par des rayons cosmiques. Pris dans son ensemble, l'Univers est le théâtre de plus que dix mille milliards de collisions du type LHC à chaque seconde. La possibilité que ces collisions aient de dangereuses conséquences est incompatible avec les observations des astronomes: les étoiles et les galaxies sont toujours là.

Les trous noirs microscopiques

Des trous noirs se forment dans la Nature lorsque certaines étoiles, beaucoup plus volumineuses que le Soleil, s'effondrent sur elles-mêmes à la fin de leur vie. Elles concentrent une énorme quantité de matière en un très petit espace. Les conjectures sur la création d'éventuels trous noirs microscopiques au LHC se réfèrent aux particules produites lors de collisions entre deux protons possédant chacun une énergie comparable à celle d'un moustique en plein vol. Les trous noirs de l'espace sont beaucoup plus lourds que tout ce qui pourrait être produit au LHC.

Les propriétés bien établies de la gravité, décrites par la relativité d'Einstein, excluent que des trous noirs microscopiques puissent être produits au LHC. Quelques théories de type spéculatif prédisent toutefois la production de telles particules au LHC. Toutes ces théories prévoient que de telles particules se désintégreraient aussitôt. Ainsi, ces trous noirs n'auraient pas le temps d'amorcer l'accrétion de matière et resteraient sans effets macroscopiques.

De plus, bien que l'apparition de trous noirs microscopiques stables ne soit pas prévue théoriquement, l'étude des conséquences de leur production par des rayons cosmiques, montre leur caractère inoffensif. Les collisions qui interviendront au LHC et celles qui interviennent entre des rayons cosmiques et des corps célestes tels que la Terre diffèrent par le fait que les nouvelles particules produites lors des collisions LHC tendront à se déplacer plus lentement que celles que font naître les rayons cosmiques. Des trous noirs stables pourraient être soit chargés électriquement, soit neutres. S'ils étaient chargés, ils interagiraient avec la matière ordinaire et seraient arrêtés en traversant le globe terrestre, et cela qu'ils proviennent des rayons cosmiques ou du LHC. Le fait que la Terre existe encore exclut cette possibilité pour les rayons cosmiques et, donc, pour le LHC. Si des trous noirs microscopiques stables étaient dépourvus de charge électrique, leurs interactions avec la Terre seraient très faibles. Ceux que produiraient les rayons cosmiques traverseraient le globe terrestre pour poursuivre le course dans l'espace sans occasionner aucun dommage, et ceux qui viendraient du LHC pourraient demeurer sur la Terre. De toute façon, il existe des corps célestes beaucoup plus volumineux et beaucoup plus denses que la Terre dans l'Univers. Des trous noirs produits lors de collisions de rayons cosmiques avec des corps célestes tels que des étoiles à neutrons et des naines blanches seraient arrêtés. La pérennité de ces corps denses, et de la Terre, exclut la possibilité que le LHC puisse produire des trous noirs dangereux.

Les "strangelets"

On appelle "strangelet" un hypothétique bloc microscopique de "matière étrange", contenant à parts presque égales les particules appelées quarks up, down et étranges. D'après la plupart des travaux théoriques, la matière étrange devrait se muer en matière ordinaire en l'espace d'un millième de millionième de seconde. Mais les strangelets pourraient-il se combiner avec de la matière ordinaire pour la transformer en matière étrange ? La question a été posée pour la première fois avant le lancement du Collisionneur d'ions lourds relativistes (RHIC), en l'an 2000 aux États-Unis. Une étude menée à l'époque a établi qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter et le RHIC fonctionne maintenant depuis huit ans sans qu'aucun strangelet ait été déniché. Le LHC accélérera parfois des faisceaux de noyaux lourds, tout comme le RHIC. Les faisceaux du LHC seront dotés de davantage d'énergie, mais cela ne fera que diminuer les probabilités de voir se former des strangelets. Aux hautes températures produites par ces collisionneurs, l'accrétion de matière étrange est plus difficile, tout comme de la glace ne se forme pas dans de l'eau chaude. De plus, les quarks seront plus dilués au LHC qu'au RHIC, ce qui rend l'accrétion de matière étrange plus difficile. Ainsi, les strangelets risquent moins d'être produits au LHC qu'au RHIC et l'expérience acquise au RHIC a déjà confirmé que les strangelets ne pouvaient pas être produits.

Les bulles de vide

Selon certaines conjectures, l`Univers ne se trouverait pas dans sa configuration la plus stable et des perturbations causées par le LHC pourraient le faire basculer dans un état plus stable, appelé "bulle de vide" où nous ne pourrions pas exister. Si le LHC peut produire cet effet, les rayons cosmiques le peuvent aussi. Comme aucune de ces bulles de vide n'a été produite dans l'univers visible, elles ne seront pas produites au LHC.

Les monopôles magnétiques

Les monopôles magnétiques sont des particules hypothétiques possédant une charge magnétique unique, soit nord, soit sud. Selon certaines théories, s'ils existaient, les monopôles magnétiques pourraient entraîner la désintégration des protons. Selon ces mêmes théories, ces monopôles seraient toutefois trop lourds pour être produits au LHC. Par ailleurs, si les monopôles magnétiques étaient suffisamment légers pour apparaître au LHC, les rayons cosmiques qui viennent heurter l'atmosphère terrestre en produiraient déjà et la Terre ferait très efficacement obstacle à leur course et les piégerait. Le fait que la Terre et d'autres corps célestes continuent d'exister exclut donc la possibilité que de dangereux monopôles magnétiques mangeurs de protons puissent être assez légers pour être produits au LHC.

source http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=5525

http://public.web.cern.ch/public/Welcome-fr.html
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Clavius
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MessageSujet: Re: LHC   Mer 10 Sep - 9:18

Salut

Le grand colisionneur de hadrons, le LHC, entre en service ce mercredi dix septembre. Sous la frontière franco-suisse, les chercheurs de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (Cern) vont recréer les conditions qui régnaient quelques secondes après le Big-Bang.

Le plus grand, le plus complexe, le plus froid…le LHC accumule les superlatifs. Avec raison. L’Homme n’a en effet jamais construit de machine plus puissante. Tapi au cœur du Jura, à la frontière franco-Suisse, le gigantesque anneau de 27 kilomètres de circonférence à 100 mètres sous terre sera capable de générer des énergies faramineuses : près de 14 000 milliards d’électron volt (14 Tev) !!! La prouesse n’est d’ailleurs tant pas de parvenir à une énergie aussi élevée (un moustique développe à lui tout seul 1 Tev en volant) mais de la concentrer dans un paquet de particules (des protons) un million de million de fois plus petit qu’un moustique.

Mais pour atteindre de telles valeurs, les ingénieurs ont du opérer quelques tours de force. D’abord, il a fallu réussir à faire tourner les protons en rond et ces derniers, comme toute chose qui se déplace sans contrainte dans la nature, ont naturellement tendance à aller tout droit ! Ils se sont donc servis d’aimants très puissants pour courber les trajectoires. Or ces aimants sont supraconducteurs, ils ne fonctionnent donc qu’à des températures extrêmement basses, ici -271.3°c (1.9 K) ! Ce qui fait du LHC l’endroit le plus froid…de l’Univers. Pour flirter avec le zéro absolu, il a fallu refroidir les canaux dans lesquels circulent les particules durant deux mois avec de l’hélium liquide superfluide. Ensuite pour être sur que les particules circulent sans obstacle, il a également été nécessaire de réaliser un « hypervide » : dans les entrailles du LHC la pression n’excède pas un dix-millième de milliardième d’atmosphère. Ce qui est dix fois inférieur à la pression régnant sur la Lune, le vide absolu sous nos pieds.

Pourquoi tant d’efforts ? Pour réaliser quelque chose de finalement assez simple : accélérer puis projeter des protons les uns contre les autres. C’est le but de tout accélérateur de particules. L’immense anneau de 27 Km permet ainsi d’accélérer progressivement les particules jusqu’à ce qu‘elles atteignent (encore un record !) 99.999% de la vitesse de la lumière. Elles parcourront alors les 27 km de l’anneau 11 000 fois par seconde.

Une fois cette grande vitesse atteinte les protons seront projetés les uns contre les autres. Lorsqu’il fonctionnera à plein régime, le LHC générera 600 millions d'interactions par seconde. De ces chocs particulaires, les scientifiques attendent beaucoup. Après un accident de la route, les gendarmes analysent les débris et les traces de freinage pour reconstituer la dynamique du choc. Au LHC, les enquêteurs sont remplacés par quatre expériences principales différentes. Et ici, plus question de reconstituer l’impact (les scientifiques en connaissent tous les paramètres), tout l’intérêt de l’expérience repose sur l’analyse des « débris » produits et des traces qu’ils vont laisser sur les enregistreurs.

En « éclatant » les protons vont donner naissance à de nouvelles particules comme le boson de Higgs, une entité bien mystérieuse « prédite » par le fameux modèle standard (qui décrit le comportement de toutes les particules). La preuve de son existence, constituerait une véritable révolution dans le petit monde des théoriciens. C’est le « chaînon manquant » qui pourrait expliquer l’origine de la masse de toutes les particules.

Et les promesses du LHC ne s’arrêtent pas là ! Pêle-mêle, les chercheurs espèrent découvrir d’autres particules pouvant expliquer la nature de la matière noire, prouver l'existence de dimensions supplémentaires de l’espace et peut-être même créer des mini trous noirs… On comprend mieux maintenant les 15 millions de gigaoctets de données qui seront produites chaque année par le LHC. Un tel monstre ne pouvant pas être activé d’un seul coup, le LHC va petit à petit monter en puissance au cours des prochains mois. si tout se déroule comme prévu, les chercheurs devraient avoir des premiers résultats à se mettre sous la dent à partir de 2010…

source http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/
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Clavius
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MessageSujet: Re: LHC   Jeu 11 Sep - 9:29

Salut

Le LHC (Large Hadron Collider) du CERN vient d'effectuer avec succès son baptême du feu, ou plutôt de la particule: un premier faisceau de protons a été accéléré au sein de l'anneau de 27 km de circonférence, effectuant un tour complet.

Avec ce premier faisceau, le LHC est devenu officiellement le plus puissant des accélérateurs de particules au monde. Bâti à l'emplacement même de son prédécesseur, le LEP (Large Electron Positron), le LHC ambitionne de faire faire un bond dans notre compréhension de la matière et de l'Univers.

Le nouvel accélérateur pourrait ainsi permettre de découvrir le fameux Boson de Higgs, cette particule théoriquement sensée donner sa masse à la matière. Le LHC devrait aussi permettre de comprendre la provenance de la matière noire et la physique des premiers instants de l'univers, juste après le Big-Bang. Son champ d'activité est vaste, et les retombés possibles en science fondamentale innombrables.

L'objectif est de faire entrer en collision deux faisceaux circulant en sens inverse dans l'anneau à des vitesses les plus proches possibles de celle de la lumière. Les collisions seront observées par de gigantesques détecteurs, produisant des quantités phénoménales de données qui nécessiteront un à deux ans de traitement, avant de pouvoir, espérons-le, annoncer une grande découverte de physique fondamentale.

La prochaine étape consiste à faire atteindre aux faisceaux des énergies de 7 TeV, constituant un domaine encore inexploré dans l'accélération de particules. En comparaison, le LHC produira des faisceaux avec une énergie 7 fois supérieure et une intensité 30 fois plus importante que ce qui se faisait jusqu'à présent. La performance nominale du LHC devrait être atteinte dans les mois à venir.

source http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=5784
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Lannes
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MessageSujet: Re: LHC   Jeu 11 Sep - 12:21

C'est fabuleux !!!!

Dommage que la faites soit gâchée par quelque crétins...
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Clavius
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MessageSujet: Re: LHC   Jeu 11 Sep - 13:23

Salut

Je ne diris pas qu'ils s'agit de crétins, mais de personnes qui ne connaissent pas bien le sujet. Ils devraient consulter des sites scientifiques, ou des forums comme le notre, avant de dire tout et n'importe quoi.
Il est vrai que certains pensent le LHC va créer des trous noirs qui engloutiront la Terre ... (c'est à la limite risible).
Si cela était vrai, devrait on dire que les scientifiques qui sont sur place font partie d'une secte apocalyptique ? hihihi je plaisante bien sur rireeee

Le LHC est un formidable outil qui va nous livrer la réponse à des questions que nous nous posons depuis très longtemps.
Ces découvertes sont comparables au fait de marcher sur la Lune, par exemple, tant elles sont importantes.
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Lannes
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MessageSujet: Re: LHC   Jeu 11 Sep - 20:00

C'est sûr.

La découverte (ou pas) du Boson de Higgs, l'antimatière, régler la question (peut être) de la masse manquante...etc
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Clavius
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MessageSujet: Re: LHC   Jeu 11 Sep - 21:52

Salut

Sans oublier la (ou les) théorie des cordes Smile
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Clavius
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MessageSujet: Re: LHC   Mar 23 Sep - 9:06

Salut

Suite à une panne du circuit de refroidissement, l’accélérateur de particules du Cern est arrêté pour deux mois au moins.

Quelques jours après sa mise en service, le LHC a connu ce week-end son premier incident sérieux. Une fuite d’Hélium s’est produite dans le tunnel où circule le flux de particules accélérées, elle pourrait avoir été occasionnée par un problème de connection électrique qui a entraîné la fonte de deux aimants.

L’Hélium est utilisé pour refroidir les 27 Km du tunnel dans le lequel une température de -271°c, proche du zéro absolu, est nécessaire au bon déroulement des expériences. Avant toute intervention des techniciens il est nécessaire de réchauffer l’ensemble de la structure afin qu’ils puissent accéder à la zone de la panne. Une fois le problème résolu, il faudra à nouveau faire redescendre la température dans le tunnel. Pour flirter avec le zéro absolu, avant l’inauguration, les canaux dans lesquels circulent les particules ont été refroidis durant deux mois avec de l’hélium liquide superfluide. C’est donc un arret d’au moins dix semaines qui sera nécessaire avant de pourvoir redémarrer le LHC.

Cet incident ne différera pas énormément le travail des chercheurs qui oeuvrent sous la frontière franco-suisse. En effet, le collisionneur en raison de sa grande consommation énergétique devait être mis à l’arrêt cet hiver. Les vraies expériences ne devant débuter qu’en 2009, le retard occasionné concernera uniquement la première série de collisions qui devaient avoir lieu avant Noël. En projetant des protons les uns contre les autres, les scientifiques espèrent donner naissance à de nouvelles particules comme le boson de Higgs, une entité bien mystérieuse « prédite » par le fameux modèle standard. La preuve de son existence, constituerait une véritable révolution dans le petit monde des théoriciens.

source http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/
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Clavius
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MessageSujet: Re: LHC   Ven 26 Sep - 11:09

Salut

Les investigations menées au CERN à la suite d'une forte fuite d'hélium qui s'est produite le vendredi 19 septembre en milieu de journée dans le secteur 3-4 du tunnel du Grand collisionneur de hadrons (LHC), ont montré que l'incident a très probablement été causé par une connexion électrique défectueuse entre deux aimants de l'accélérateur.

Pour pouvoir établir les circonstances exactes de la panne, il faudra ramener le secteur touché à température ambiante, puis ouvrir et inspecter les aimants concernés. Ces opérations prendront de trois à quatre semaines. Les résultats complets de l'investigation seront communiqués dès que possible.

"Cette panne survient juste après le grand succès qu'a représenté la mise en marche du LHC le 10 septembre, il est évident que c'est psychologiquement un coup dur, a déclaré Robert Aymar, Directeur général du CERN. Néanmoins, la rapidité du démarrage avec faisceau est le résultat d'années de préparation minutieuse et témoigne du talent des équipes qui ont participé à la construction et à l'exploitation du complexe d'accélérateurs du CERN. Je suis convaincu que nous ferons preuve de la même rigueur et de la même persévérance pour surmonter ce revers."

L'investigation en cours et les réparations à effectuer excluent une remise en marche avant l'arrêt obligé en Novembre pour la période de maintenance d'hiver de l'ensemble des installations du CERN. Le redémarrage du complexe d'accélérateurs du CERN est prévu comme chaque année pour le début du printemps 2009, suivi par l'injection de faisceaux dans le LHC.

Les accélérateurs de particules tels que le LHC sont des machines uniques à la pointe de la technologie. Tous sont des prototypes, c'est pourquoi il est toujours possible de rencontrer des problèmes au début de leur exploitation.

"Le LHC est un instrument très complexe, d'une taille immense, qui repousse les limites de la technologie dans beaucoup de domaines", a déclaré Peter Limon, qui a participé à la mise en service du premier grand accélérateur supraconducteur du monde, le Tevatron au laboratoire Fermi (États-Unis). "Parfois des incidents se produisent, entraînant un arrêt temporaire des opérations, plus ou moins long, surtout dans les premières périodes d'exploitation."

Le CERN a reçu des témoignages de soutien semblables de plusieurs laboratoires, dont DESY, en Allemagne, où HERA, un accélérateur de particules supraconducteur, a fonctionné de 1992 à 2007.

"À DESY, nous avons suivi la mise en service du LHC avec beaucoup d'enthousiasme et nous avons été très impressionnés de la rapidité du démarrage le premier jour, a déclaré Albrecht Wagner, Directeur de DESY. Je suis persuadé que nos collègues du CERN résoudront ce problème rapidement et nous allons continuer à faire tout notre possible pour leur apporter notre soutien."

source http://www.techno-science.net/
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Clavius
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MessageSujet: Re: LHC   Jeu 9 Oct - 10:07

Salut

Genève, le 3 octobre 2008. Trois semaines après l'injection des premiers faisceaux de particules dans le Grand collisionneur de hadrons - le plus grand accélérateur de particules du monde - la Grille mondiale de calcul pour le LHC célèbre le début du grand défi des données. Cette infrastructure de calcul permettra l'analyse et la gestion des quelque 15 millions de gigaoctets de données par an qui résulteront des centaines de millions de collisions subatomiques attendues chaque seconde à l'intérieur du LHC. La réalisation de cet exploit informatiquemarque une étape essentielle dans le processus qui amènera les chercheurs à la découverte d'une nouvelle physique.

La Grille mondiale de calcul pour le LHC réunit la puissance informatique de plus de 140 centres de calcul, et est le fruit d'une collaboration entre 33 pays. "Notre capacité de gérer les données à cette échelle est le résultat de plusieurs années d'essais intensifs, a déclaré Ian Bird, chef du projet de la Grille mondiale de calcul pour le LHC. Les résultats obtenus reflètent notre collaboration fructueuse avec des pays du monde entier. Sans ces partenariats internationaux, une telle réussite aurait été impossible." Selon Jos Engelen, directeur scientifique du CERN, "la Grille mondiale de calcul du LHC est un pilier du projet LHC. Elle est absolument indispensable pour l'analyse des données du LHC. C'est le résultat d'une révolution silencieuse dans l'informatique de grande dimension au cours des cinq dernières années."

La Grille mondiale de calcul pour le LHC utilise des réseaux de fibres optiques spécialisés pour acheminer les données du CERN jusqu'à onze grands centres informatiques situés en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. De là, les données sont réparties entre plus de 140 centres dans différentes régions du monde. Ensemble, ces ordinateurs distribués fournissent la puissance de calcul nécessaire à la gestion des données du LHC.

"Nous pouvons traiter régulièrement 250000 travaux par jour, a déclaré Ian Bird, et nous pouvons atteindre des pics de 500000 travaux sans problème." Un travail donné peut être un calcul durant plusieurs heures, ou même plusieurs jours, sur un seul processeur haute performance. On estime que 100000 processeurs seront nécessaires pour traiter tous les travaux issus des expériences du LHC.

Ian Bird explique que la physique n'est pas la seule discipline qui peut tirer parti du calcul sur grille. "L'importance de la Grille mondiale de calcul pour le LHC va bien au-delà du LHC. De nombreux autres chercheurs et projets bénéficient déjà de l'expérience acquise par ce projet. Le calcul de grille offre à la science des méthodes complètement nouvelles, pour lesquelles il faut disposer de grandes capacités de gestion et d'analyse de données."

Les grilles de calcul telles qu'EGEE (Réalisation de grilles pour la science en ligne), en Europe, et OSG (Open Science Grid), aux États-Unis, non seulement apportent leur puissance à la Grille du LHC, mais contribuent en même temps à d'autres projets scientifiques, notamment dans les domaines de la biologie, de la chimie, de la médecine et de la climatologie.

source http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=5875
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Clavius
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MessageSujet: Re: LHC   Sam 18 Oct - 9:01

Salut

Les investigations menées au CERN à la suite d'une importante fuite d'hélium dans le secteur 3-4 du tunnel du Grand collisionneur de hadrons (LHC) ont confirmé que l'incident a été causé par une connexion électrique défectueuse entre deux aimants de l'accélérateur. Cette défaillance a entraîné des détériorations mécaniques et une fuite d'hélium des masses froides des aimants dans le tunnel.

Les procédures de sécurité adéquates étaient en vigueur, les systèmes de sécurité ont fonctionné comme prévu et personne n'a été mis en danger. Le CERN dispose de suffisamment d'éléments de rechange pour que le LHC puisse redémarrer en 2009 et des dispositions sont prises afin d'empêcher qu'un événement similaire ne se reproduise à l'avenir.

"Cet incident est un événement imprévu, a déclaré Robert Aymar, directeur général du CERN, mais je suis maintenant persuadé que nous pourrons réaliser les réparations nécessaires, faire en sorte qu'un incident similaire ne puisse pas se reproduire et continuer à poursuivre nos objectifs de recherche."


Résumé de l'analyse de l'incident survenu le 19 septembre 2008 au LHC

Le 19 septembre 2008, lors des essais d'alimentation du circuit des dipôles principaux dans le secteur 3-4 du LHC, la défaillance d'une connexion électrique s'est produite dans une région située entre un dipôle et un quadripôle, ce qui a entraîné des détériorations mécaniques et une fuite d'hélium des masses froides des aimants vers le tunnel.

Après le temps nécessaire pour réchauffer ces aimants à une valeur proche de la température ambiante, des inspections ont commencé et un certain nombre de constatations claires sont à présent établies. Les investigations se poursuivent et des conclusions plus complètes seront présentées ultérieurement.

A - Le résumé ci-après décrit de manière succincte la chaîne des événements qui se sont produits le 19 septembre, aux alentours de midi.

1. Durant la montée en intensité du courant dans le circuit des dipôles principaux à raison de 10 A/s (valeur nominale), une zone résistive s'est formée, entraînant en moins d'une seconde l'apparition d'une tension résistive de 1 V à 9 kA. L'alimentation électrique, incapable de maintenir la croissance du courant, a disjoncté et l'interrupteur de décharge d'énergie s'est ouvert, introduisant dans le circuit des résistances d'absorption d'énergie afin de provoquer une chute rapide du courant dans les aimants. Durant cette suite d'événements, les systèmes de détection de transition résistive dans les aimants d'alimentation de puissance et de décharge d'énergie ont fonctionné comme prévu. On peut affirmer que le premier événement n'a pas eu pour origine la transition résistive d'un aimant, antérieure à cette décharge rapide. Pendant la décharge, de nombreuses transitions résistives ont été déclenchées automatiquement dans les aimants de l'arc et l'hélium de leurs masses froides a été récupéré via les soupapes automatiques de vidange.

2. En moins d'une seconde, un arc électrique s'est formé, perforant l'enceinte d'hélium, qui s'est déversé dans le vide d'isolation du cryostat. Au bout de 3 et 4 secondes, le vide est également altéré dans les tubes de faisceau 2 et 1 respectivement. Le vide d'isolation a commencé à être altéré dans les deux sous-secteurs adjacents.

3. Les disques de rupture contre les surpressions de l'enceinte à vide se sont ouverts lorsque la pression a dépassé la pression atmosphérique, relâchant l'hélium dans le tunnel. Toutefois, ils n'ont pu maintenir la pression en-deçà de la valeur nominale de 0,15 MPa dans l'enceinte à vide du sous-secteur central. D'importantes forces se sont donc exercées sur les barrières à vide séparant le sous-secteur central des sous-secteurs adjacents.

B - Après avoir rétabli l'alimentation électrique et les services dans le tunnel, et avoir assuré la stabilité mécanique des aimants, les équipes d'investigation ont procédé à l'ouverture des manchons protégeant les interconnexions entre aimants, en commençant par le sous-secteur central. Cette opération a permis de confirmer la localisation de l'arc électrique et montré l'absence de dommages électriques et mécaniques dans les interconnexions voisines, mais a révélé une contamination par un dépôt semblable à de la suie qui s'est répandu sur une certaine distance dans les tubes de faisceau. Elle a aussi révélé des dommages subis par l'isolation thermique multicouche des cryostats.

Les forces exercées sur les barrières à vide fixées aux quadripôles des extrémités du sous-secteur ont été telles que les cryostats contenant ces quadripôles ont été arrachés de leur ancrage dans le sol du tunnel et déplacés de leur position initiale, tandis que les connexions électriques et les raccordements de fluides ont exercé sur les masses froides des dipôles de ce sous-secteur une force de traction qui les a déplacés par rapport à leurs supports internes froids, à l'intérieur des cryostats demeurés en place. Le déplacement des cryostats des quadripôles a endommagé les raccords «jumpers» les reliant à la ligne de distribution cryogénique, sans rompre son vide d'isolation.

C - En attendant l'inspection des internes des cryostats des dipôles, il a été établi que sont à réparer au plus les 5 quadripôles et les 24 dipôles affectés des trois sous-secteurs. Toutefois, il est possible qu'il soit nécessaire d'extraire d'autres aimants du tunnel afin de les nettoyer et de changer l'isolation multicouche. Des aimants et des composants de rechange de tous les types requis sont disponibles en nombre suffisant pour permettre, pendant l'arrêt hivernal des installations du CERN, le remplacement des pièces endommagées. L'étendue de la contamination subie par les tubes de faisceau sous vide n'est pas encore pleinement évaluée, mais on sait que cette contamination est limitée; on envisage de procéder à un nettoyage in situ pour limiter à un minimum le nombre d'aimants à déplacer. Un plan concernant l'extraction-réinstallation, le transport et la réparation des aimants concernés du secteur 3-4 est en cours d'élaboration; ces opérations seront intégrées aux travaux de maintenance et de consolidation à effectuer pendant l'arrêt hivernal sur l'ensemble des installations du domaine du CERN. Les ressources de main-d'oeuvre correspondantes ont été prévues.

D - Une fois que toutes les inspections possibles auront été effectuées, l'analyse détaillée des événements conduira à l'élaboration de dispositions à prendre dans le futur pour éviter que ce type d'événement initial ne se reproduise et pour limiter ses conséquences au cas où il se reproduirait accidentellement. Même si la cause de l'augmentation initiale de la résistance de la connexion concernée n'a pas encore été établie, et sachant qu'un événement analogue ne s'est pas produit lors des essais effectués sur tous les autres secteurs et sur leurs milliers de connexions, il a été décidé que, avant d'alimenter à nouveau à forte intensité les circuits du LHC, une instrumentalisation supplémentaire sera mise en oeuvre pour déclencher les alarmes et les asservissements nécessaires, le nombre et la taille des disques de rupture seraient revus et les ancrages au sol améliorés des cryostats des quadripôles équipés de barrières à vide.

source http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=5909
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MessageSujet: Re: LHC   Jeu 11 Déc - 10:18

Salut

Genève, le 5 décembre 2008. Le CERN1 confirme que le Grand Collisionneur de hadrons (LHC) redémarrera en 2009. C’est l’une des informations qui figurent dans le rapport actualisé publié ce jour sur la situation du LHC après un dysfonctionnement survenu le 19 septembre dernier.

Pour Robert Aymar, directeur général du CERN, « la priorité des priorités pour le CERN aujourd’hui, c’est de fournir aux expériences des données issues de collisions dès que ce sera raisonnablement possible. C’est-à-dire à l’été 2009. »

Le dysfonctionnement initial a été causé par une connexion électrique défectueuse entre deux aimants de l’accélérateur. Cette défaillance a entraîné des dommages mécaniques et un dégagement dans le tunnel de l’hélium en provenance des masses froides des aimants. Les procédures de sécurité adéquates étaient en vigueur, les systèmes de sécurité ont fonctionné comme prévu et personne n’a été mis en danger.

Une étude approfondie du dysfonctionnement a permis aux ingénieurs du LHC de déterminer les moyens d’éviter qu'un incident similaire ne se produise à l’avenir, et de concevoir de nouveaux systèmes de protection pour la machine. Au total, 53 aimants devront être sortis du tunnel pour être nettoyés ou réparés. À ce jour, 28 ont déjà été remontés en surface, et les deux premiers aimants de rechange ont été installés dans le tunnel. Le calendrier actuel prévoit la réinstallation du dernier aimant d’ici à fin mars 2009 ; le LHC devrait être mis en froid et prêt pour les essais électriques d'ici à fin juin 2009.

« Nous aurons beaucoup de travail au cours des mois à venir, a indiqué Lyn Evans, chef du projet LHC, mais à présent nous disposons d’une feuille de route, ainsi que du temps et des compétences nécessaires pour être en mesure de fournir des données pour la physique d'ici à l'été. Actuellement, nous sommes en période d'arrêt annuel, jusqu'au mois de mai ; c’est pourquoi nous espérons ne pas perdre trop de temps."

source http://press.web.cern.ch/press/PressReleases/Releases2008/PR17.08F.html
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MessageSujet: Re: LHC   Mar 10 Fév - 10:37

Salut

Genève, le 6 février 2009. À l’issue de l’atelier qui s’est tenu cette semaine à Chamonix, des recommandations ont été faites à la Direction du CERN pour le calendrier de redémarrage du Grand collisionneur de hadrons (LHC). Si elles sont acceptées lundi lors de la réunion du Directoire, ces recommandations permettront au LHC de commencer à produire des données pour la physique fin 2009, de continuer à fonctionner sans interruption durant l’hiver jusqu’à l’automne 2010 à une énergie de 5 TeV par faisceau et de fournir aux expériences une quantité suffisante de données pour qu’elles produisent leurs premiers résultats pour la nouvelle physique.

Pour Steve Myers, directeur des accélérateurs du CERN et président de l’atelier de Chamonix, « ces recommandations définissent le meilleur scénario possible pour le LHC et, plus généralement, pour la physique des particules. »

Figurait entre autres à l’ordre du jour de l’atelier de Chamonix la cause de l’incident qui a porté un coup d’arrêt momentané au LHC le 19 septembre dernier. L’incident a pu être attribué à une connexion électrique défectueuse entre des segments du câble supraconducteur du LHC. Depuis l’incident, des progrès prodigieux ont été réalisés pour la mise au point de techniques permettant de détecter la moindre anomalie. Elles seront utilisées pour nous donner une idée précise de la résistance qu’offrent les raccords de tous les aimants installés dans la machine. Cela permettra de détecter plus précocement tout nouveau raccord suspect pendant l’exploitation. Les systèmes de détection précoce auront été installés et entièrement testés avant le redémarrage de la machine.

Suite à l’incident, deux autres connexions suspectes ont été découvertes. Après inspection de l’une d’entre elles, il s’est avéré que le raccord entre les câbles n’avait pas été réalisé correctement. L’aimant contenant la seconde sera donc lui aussi retiré du tunnel pour être réparé. Étant donné que les tests de résistance ne peuvent être effectués que dans des aimants froids, trois secteurs sur les huit que compte le LHC doivent encore être testés : le secteur 3-4, dans lequel l’incident s’est produit à l’origine, et les secteurs situés de part et d’autre. Dans le secteur 3-4, les 53 aimants qui sont actuellement réintégrés dans le tunnel seront tous testés avant le refroidissement, et les secteurs qui se trouvent de chaque côté seront refroidis suffisamment tôt pour permettre d’intervenir si nécessaire, sans que cela affecte le calendrier. Une centaine d’aimants ne pourront donc pas être testés avant septembre. Subsiste ainsi une faible probabilité que des réparations doivent être réalisées pendant la période d’exploitation prévue par le calendrier actuel.

« La priorité du CERN pour 2009 est de fournir aux expériences des données issues de collisions, tout en respectant le principe de précaution, » déclare Steve Myers. « Les recommandations faites à la Direction du CERN sont empreintes de prudence et respectent tout à la fois l’objectif de faire fonctionner la machine cette année. »

« L’atelier de Chamonix a été le cadre d’intenses réflexions », souligne Rolf Heuer, directeur général du CERN. « Elles donnent à mon équipe tous les éléments dont nous aurons besoin lundi prochain pour prendre la bonne décision quant au redémarrage du LHC. »

Le calendrier de redémarrage du LHC sera rendu public le lundi 9 février, à l’issue de la réunion du Directoire du CERN.

source http://press.web.cern.ch/press/PressReleases/Releases2009/PR01.09F.html
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MessageSujet: Re: LHC   Ven 13 Fév - 3:46

de nouvelles découvertes en vue...
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MessageSujet: Re: LHC   Lun 4 Mai - 9:28

Salut

Genève, le 30 avril 2009. Le 53e et dernier aimant de rechange pour le Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN1 a été descendu dans le tunnel de l'accélérateur ce jour. Cette opération marque la fin des travaux de réparation menés en surface à la suite de l'incident de septembre dernier qui a interrompu l'exploitation du LHC. Dans le tunnel, on procède à l'interconnexion des aimants et de nouveaux systèmes sont installés pour éviter les incidents de ce type à l'avenir. Le LHC devrait redémarrer à l'automne et fonctionner en continu jusqu'à ce que des données aient été collectées en quantité suffisante pour que les expériences du LHC puissent annoncer leurs premiers résultats.

« Ce jour marque une étape importante pour les opérations de réparation, déclare Steve Myers, directeur des accélérateurs et de la technologie. Nous voici revenus à une situation proche de celle où nous étions avant l'incident, et nous pouvons à présent concentrer nos efforts sur l'installation de systèmes qui empêcheront des incidents de ce type. »

Le dernier aimant, un quadripôle servant à focaliser le faisceau, a été descendu cet après-midi et a commencé son voyage à destination du secteur 3-4, lieu de l'incident de septembre dernier. Tous les aimants étant maintenant descendus, l'essentiel du travail dans le tunnel sera de connecter entre eux les aimants et d'installer de nouveaux systèmes de sécurité. En surface, les équipes s'emploieront à réapprovisionner la réserve d'aimants de rechange pour le LHC.

Au total, 53 aimants ont été retirés du secteur 3-4. Seize, qui avaient subi des dommages minimes, ont été rénovés et remis dans le tunnel. Les 37 autres ont été remplacés par des aimants de rechange et seront eux-mêmes rénovés pour pouvoir servir de pièces de rechange à l'avenir.

« Nous allons maintenant nous répartir en deux groupes, explique Lucio Rossi, chef adjoint du département Technologie du CERN. Le groupe le plus nombreux réalisera les travaux d'interconnexion dans le tunnel pendant qu'un deuxième groupe reconstituera notre stock d'aimants de rechange. »

La réparation du LHC comporte trois parties. En premier lieu, la réparation elle-même, qui est en passe de s'achever avec l'installation du dernier aimant aujourd'hui. En second lieu, l'installation de systèmes permettant de suivre de près la machine et veiller à ce que des incidents semblables à celui de septembre dernier ne puissent pas se reproduire. Ce travail se poursuivra pendant l'été. En troisième lieu, la mise en place de soupapes supplémentaires, qui est en cours. Ainsi, l'hélium pourra être évacué de façon sûre et maîtrisée si une fuite se produit à l'intérieur du cryostat au cours des 15 à 20 ans d'exploitation prévus du LHC.

Le CERN publie régulièrement des mises à jour sur le LHC dans son Bulletin interne, disponible à l'adresse suivante http://www.cern.ch/bulletin ainsi que sur Twitter et YouTube (www.twitter.com/cern et www.youtube.com/cern).

source http://press.web.cern.ch/press/PressReleases/Releases2009/PR06.09F.html
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