Salut
Un texte de moi hihi

Au pays des Etoiles, les Astronomes sont Rois …
Le Soleil s’est couché depuis plus d’une heure et la nuit surgit lentement. Je regarde Jupiter qui vient d’apparaître, planète nommée parfois la géante du Système Solaire et je pense à Galiléo Galilée, ami du ciel nocturne d’un autre temps. La planète localisée dans le Sagittaire exécute jusqu’au coucher, son éternel ballet, avec ses quatre plus gros satellites : les Galiléens. L’œil au télescope, les bandes et les zones, surfaces gazeuses aux contrastes variés du blanc au marron-orangé, se laissent deviner avec aisance.
Plus tard, je contemple la Lune, grand lampadaire de la nuit, qui se lève derrière une colline que je connais bien, mais qui me semble aujourd’hui tout droit sortie d’un lieu énigmatique et mystérieux. La Lune, aux couleurs dorées, dans l’horizon se laisse caresser par les arbres les plus hauts perchés. La voilà dissimulée derrière un grand sapin, pour réapparaître sous plus bel aspect, habillée de blanc, belle comme une mariée.
Il n’est que 23 heures à peine et le ciel couleur bleu nuit s’orne déjà de ses plus beaux apparats. L’air frais et pur de ce soir estival procure une sensation de bien-être et de quiétude.
Bientôt, une myriade de points colorés troue le drap noir de la voûte céleste. Les constellations dessinent leurs formes habituelles et dévoilent leurs plus beaux bijoux. Non loin de là, le Scorpion montre son cœur : Antares, la géante rouge.
Levant les yeux, j’aperçois, dans la constellation d’Hercule, une petite tache floue. L’instrument pointé dessus, pas de doute, il s’agit bien de l’amas globulaire Messiers 13. Des milliers d’étoiles peuplent cet astre étrange, où mon esprit s’évade et s’envole en pensées vers des contrées inconnues, comparables ou non à la Terre, où, peut-être, un être pensant, poussière d’étoiles perdue dans l’Univers, rêve aux même choses que moi.
Je ressens la sensation d’être entouré par l’immensité sidérale. Infinie ou pas, nul ne le sait vraiment. J’en viens à me demander si l’humanité sera capable de tout connaître sur nos origines et celles de l’Univers. Ma réponse… il n’y a pas de réponse, que des interrogations. Le ciel est beau et rien ne l’équivaut, mis à part la vie, de part son côté « miraculeux ».
Les heures s’écoulent sans que je m’en aperçoive. L’horloge du temps semble arrêtée, immobilisée devant tant de splendeurs naturelles. Quelques instants d’éternité… un soir d’été.