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 Joseph-Marie de Gérando

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Clavius
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Clavius

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MessageSujet: Joseph-Marie de Gérando   Joseph-Marie de Gérando Icon_minitimeLun 5 Sep - 9:24

Joseph-Marie Degérando ou de Gérando, baron de l'Empire, né à Lyon le 29 février 1772 et mort à Paris le 10 novembre 1842, est un linguiste, pédagogue et philanthrope français. Il compte également parmi les précurseurs de l'anthropologie.

Originaire de Lyon, d'une famille de notables, il fait ses études chez les Oratoriens de la ville[1] et se destine à entrer dans les ordres, mais sa participation aux mouvement fédéraliste lyonnais l'oblige à fuir en Suisse puis à Naples pour avoir résisté contre les troupes de la Convention.

Revenu en France il s'engage dans l'armée du Rhin, à Colmar, où grâce à l'entremise de son ami lyonnais Camille Jordan (1771-1821), il se retrouve dans un cercle qui comprend les fils de Claude Périer, Augustin et Scipion, placés par leur père sous l'égide des frères Pfeffel, Théophile Conrad et Christian Frédéric, férus de pédagogie moderne. De Gérando se trouve ainsi dans un milieu où circulent à la fois les idées des lumières françaises et celles de l'Aufklärung allemande.

En 1795, l'amnistie du 4 brumaire an IV lui permet de s'établir à Paris. Il se fait connaître en participant à un concours de l'Institut de France dont il remporte le premier prix grâce à un essai sur le sujet suivant : De l'influence des signes sur la génération des idées. Il y oppose les limites et les inexactitudes du langage naturel avec la rigueur formelle du langage mathématique, notamment algébrique.

Bien qu'il ait quitté Lyon, il conserve des liens avec Pierre-Simon Ballanche, Louis Furcy Grognier, Juliette Récamier et André-Marie Ampère, et restera administrateur de l'Hôtel-Dieu de Lyon.

Auteur d'un des premiers guides d'enquête ethnographique publié en 1800 par la Société des observateurs de l'homme il dresse un grand tableau du domaine d'observation de l'ethnologie qu'il définit comme une science en posant les principes de ce qu'on a appelé depuis " l'observation participante" des peuples primitifs. Il rédige notamment des Considérations sur les diverses méthodes à suivre dans l'observation des peuples sauvages à l'intention des membres de l'expédition scientifique qui accompagnent le capitaine Baudin dans son exploration des terres australes. Ces instructions seront reprises dans le compte-rendu du voyage publié par François Péron et Louis de Freycinet en 1808.

Proche de Frédéric Ozanam, un autre Lyonnais, avec Le Visiteur du pauvre, paru en 1824, Gérando fait de l'observation la condition même de l'étude des indigents et la mesure de la compréhension des "maladies morales" dont souffre la société. La "visite" n'a plus seulement une fonction de "charité", mais d'investigation ; la philanthropie devient une science empirique qui annonce la Méthode sociale et la sociologie des Ouvriers européens de Frédéric Le Play.

Par la suite, il devient vice-président du Conseil supérieur de la santé et administrateur de la Charité du XIe arrondissement de Paris.

Il participe en 1802 à la fondation de la Société d'encouragement pour l'éducation industrielle du peuple et à celle de la Société pour l'instruction élémentaire en 1815 aux côtés de Jomard. Gérando est alors proche des francs-maçons et s'implique auprès des partisans de l'éducation mutuelle comme le philanthrope Alexandre de Laborde. De Gérando voit dans la lecture un facteur d'intégration sociale et de lutte contre l'indigence, et non une voie d'accès au savoir et à la culture et se révèle proche de l'école sensualiste dans sa façon de concevoir l'émergence de la pensée et des idées. Le fonctionnement des écoles mutuelles révèle dès 1817 l'importance de l'analphabétisme, poussant De Gérando à rechercher des solutions propres à conserver les connaissances acquises. Il approfondit la connaissance de la communication par signes chez les sourds-muets.

Associé résident de la seconde classe de l'Institut national jusqu'en 1803, Gérando, par ses travaux sur Kant et sur les peuples sauvages, offre une synthèse des études ethnologiques et ethnographiques du dernier tiers du XVIIIe siècle. Il utilise ces éléments pour rédiger le mémoire, De la génération des connaissances humaines, qui remporte le prix de l'Académie de Berlin en 1802.

Attaché par Lucien Bonaparte au ministère de l'Intérieur, il est nommé en 1804 secrétaire général de ce ministère pendant 17 ans, accompagne en 1805 Napoléon en Italie, et introduit l'administration française en Toscane (1808) et dans les États romains (1809).

Nommé grand officier de la Légion d'honneur en 1810, il poursuit alors une importante carrière administrative, qui le conduit en 1811 aux fonctions de maître des requêtes au Conseil d'État, puis de conseiller d'État, et en 1812, à celles d'intendant de la Haute Catalogne. Il fut appelé en 1819 à la chaire de droit administratif nouvellement créée. Il sera également membre de la consulte d'état, à Rome.

En 1814, il est membre de la Société philosophique organisée autour de Maine de Biran et, en 1821, il est à l'origine de la création de l'École des chartes.

Soutenu par Lucien Bonaparte, Gérando devient membre du Bureau consultatif des arts et du commerce.

Membre de l'Académie des sciences morales et politiques depuis 1832 (section philosophie, fauteuil n° 2), pair de France depuis 1837, il rédige en 1839 un Traité de la bienfaisance publique qui résume le sens de son action philosophique et politique. Il crée un ouvroir qui portera son nom.

Il est considéré par Jean Jamin comme le fondateur de l'anthropologie française.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_de_G%C3%A9rando

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